Dimanche 11 Novembre il y avait 20.000 personnes dans les rues de Genk et a été l’occasion pour les travailleurs de montrer tout à la fois leur désarroi et leur colère devant cette fermeture brutale, et leur volonté de sauver leur région. Car Genk et le Limbourg, déjà sinistrés il y a 25 ans par la fermeture des dernière mines, sont menacés aujourd’hui de devenir un véritable désert industriel après la fermeture de Ford qui coûterait au bas mot une dizaine de milliers d’emplois directs et indirects.

Vous le vivez chaque jour depuis 2004 : la ponctualité des trains a fortement chuté. Le plan du Ministre Magnette pour restructurer (déstructurer !) le groupe n’améliorera certainement pas la situation…

Soutenons les cheminots dans leur lutte pour un transport public fort. La restructuration prévue par Magnette est une manière de rendre plus belle la mariée en vue de la libéralisation du transport national de voyageurs dans le cadre du quatrième paquet ferroviaire européen.

Pas un important rassemblement syndical dans le pays, sans qu’apparaisse la grande banderole demandant la réintégration des 5 permanents syndicaux. L’équipe de militants du comité de soutien à du tonus. Les premiers résultats ne sont pas négligeables. Martin Willems nous fait un ‘topo’.


Rebondissement dans l'affaire des 5 permanents de la régionale BHV du SETCa (centrale employés de la FGTB) licenciés en septembre par la direction fédérale du SETCa.

On publie le communiqué de presse  rédigé par Henri Goffin

Hier, 26 octobre, le dépôt pétrolier de Total à Feluy en Belgique a été bloqué par le syndicat socialiste FGTB. Les travailleurs belges de ce site de Total n’acceptent pas que des camions viennent se ravitailler et briser la grève de travailleurs français des raffineries.

Le soutien pour les cinq secrétaires SETCa est superbe et soutien ne vient pas uniquement des délégués et des militants. Ce soutien va de soi. Dans certaines entreprises tout les membres du personnel signent la pétition pour la réintégration. Cela nous donne une idée du mécontentement des employés du secteur industrie de BHV.

Les cris “Tous ensemble, Tous ensemble”, éclatent dans la salle de réunion de la CSC de Bruxelles. L’assemblée générale des ouvriers de Godiva prend fin.

Notre lutte doit être connue. Il est nécessaire d’établir un espace indépendant où l’on puisse rassembler nos expériences. Les affiliés de la FGTB veulent autant défendre les droits de ceux de la CSC ou de la CGSLB et inversement.

La solidarité interprofessionnelle est nécessaire! Depuis cinq semaines, 300 travailleurs luttent contre le licenciement de 90 collègues de l’atelier de l’emballage.

La lutte pour Opel Anvers va bien plus loin que la lutte la sauvegarde d’emplois menacés. Elle pose aussi la question de quelle économie nous voulons et de quel usage socialement responsable nous faisons l’innovation technologique. Ce combat n’est donc pas seulement lui des travailleurs d’Opel mais de nous tous. C’est pourquoi il mérite d’être soutenu par un front social et politique.

Le 7 janvier 2010, l’entreprise multinationale AB InBev, premier producteur mondial de bière, a annoncée un plan de licenciement visant 10% de ses salariés, c'est-à-dire 800 travailleurs, dont 265 en Belgique.

Cela devait arriver. Après des mois de provocations et d’attaques des patrons contre la prépension, le pouvoir d’achat et l’organisation du travail, la patience des dirigeants syndicaux a pris fin. Les travailleurs, eux, avaient déjà perdu patience depuis longtemps.

Pourquoi augmenter le temps de travail? L’offensive patronale sur le temps de travail s’appuie sur un faux bon sens: “une société doit travailler pour prospérer”.

Aux Etats Unis, en 2004, le Standard’s & Poors a révélé que tous les secteurs voient leurs profits exploser : l’énergie, les nouvelles technologies, la distribution, la pharmacie, la chimie. L'Europe n'est pas en reste non plus.

Nous laissons la parole aux fonctionnaires européens. Plus que de longues analyses leurs propos illustrent bien la vraie nature de l'Union Européenne.

Le « Pacte de génération » n’est pas un compromis honorable. Il mérite le surnom de « pacte de dégénération » car il s’agit d’une des attaques les plus importantes sur les conditions de vie et de travail d’une majorité de la population. Pourquoi

Le vieillissement de la population rend-elle la Sécu impayable ? Si cela dépend de l’avidité des patrons : oui. En 2005 le gouvernement de Verhofstadt a réduit de 5,04 milliards d’euro les cotisations patronales à la sécurité sociale... Maintenant il faut y ajouter 960 millions d’euro.

La direction du PS et du SP.a se détourne de plus en plus de sa base syndicale et ouvrière. Cela ne s’explique pas par telle ou autre personnalité à la tête des partis socialistes. La solution se trouve dans le programme du PS et sa vision de la société actuelle. Ce programme se limite à une gestion de moins en moins sociale du capitalisme. Cela s’appelle le réformisme. Dans les années 60 et 70 cette politique apportait des amélioration sociales.

Cela fait deux semaines que la protestation sociale ne cesse de prendre de l’ampleur dans les entreprises. Après le grand succès de la grève générale de la FGTB le 7 octobre pas un jour n’est passé sans une action ou une grève contre le ‘pacte de dégénération’. La base a réussi à imposer une nouvelle grève générale aux directions des grands syndicats. Une belle preuve du grand mécontentement et de la disposition à la lutte de la classe ouvrière.

Le gouvernement a le dos au mur. Il essaye de gagner du temps. Il s’agit pour Verhofstadt d’attirer les syndicats dans des négociations sur les points et les virgules du ‘Pacte de Génération’.