La Révolution française de 1789 – 1794 a marqué la fin du régime féodal en France. Pourtant, la bourgeoisie française éprouve aujourd’hui de la gêne, voire de l’hostilité, face à cet événement fondateur de son propre règne. Seuls les débuts de la Révolution sont glorifiés, présentés comme la victoire d’un peuple uni face aux injustices de l’Ancien Régime. La suite est souvent présentée comme le déferlement de violence d’une populace inculte et manipulée par des révolutionnaires fanatiques.

En Belgique comme dans de nombreux pays du monde, le mois mai mais surtout le mois de juin est celui de la Marche des Fiertés, parfois appelée Pride, un nom qui met en valeur les origines américaines de cet évènement.

Une brève introduction par Alan Woods

Il est bien connu qu’un accident peut jouer un rôle considérable dans l’histoire comme dans la vie des individus. Au cours de ma vie, j’ai pu observer de nombreux accidents et coïncidences extraordinaires. Mais je n’avais vécu un tel enchaînement de circonstances comme celui que je vais vous relater ici.


Il y a un siècle, en mars 1919, la IIIe Internationale (l’Internationale Communiste, IC) tenait son premier Congrès à Moscou. Ses dirigeants – dont Lénine et Trotsky – la concevaient comme « le Parti mondial de la révolution socialiste ».

Ce texte est la transcription légèrement modifiée d’un exposé fait lors de l’Ecole Francophone Internationale à Genève en novembre 2018.

Rosa Luxembourg fait partie de notre héritage politique. Elle est une figure qu’on place dans le panthéon des grandes personnalités du socialisme révolutionnaire et du mouvement ouvrier international. Certes, Rosa Luxembourg a fait des erreurs et a eu des polémiques très dures avec ou contre Lénine et avec les Bolchéviques en 1917. Mais chaque fois qu’elle exprimait des divergences avec Lénine ou Trotsky ou polémiquait sur certaines questions, elle le faisait dans le cadre du marxisme révolutionnaire avec un unique objectif : la révolution socialiste.

Le 10 octobre 1918, un accord international est conclu afin de pouvoir commencer les négociations de paix ; l’occupation allemande entre alors dans ses dernières heures. Pourtant, de nouveaux problèmes se posent : le peuple belge craint le comportement arbitraire des soldats mutins.

Quel était le véritable rôle de l’impérialisme britannique dans la formation de l’État d’Israël ? Quelle était la position de l’Union soviétique et de l’empire américain à l’époque ? Comment les dirigeants de l’OLP (Organisation de libération de la Palestine) ont-ils posé la question de la lutte contre Israël par le passé ? Et quelle solution les marxistes peuvent-ils offrir aux travailleurs palestiniens et israéliens ? Dans ce bref article, écrit en 2002, nous tentons de répondre à ces questions et de développer une perspective.

Mai 68 sera toujours lié aux événements révolutionnaires en France. Le plus grand mouvement de grève générale de l'histoire (jusqu'à présent) a poussé le capitalisme de l'hexagone au bord de l'abîme. Mais ces événements ont également eu un impact sur la lutte des travailleurs en Belgique – et comment en aurait-il pu être autrement ? – sous la forme d'un mouvement de grève d’une ampleur spectaculaire.

Cette année, nous célébrons le cinquantième anniversaire de la formidable année révolutionnaire qu’était 1968. Ce numéro de notre revue y est en grande partie dédié.

La Bataille de Stalingrad (aujourd’hui Volgograd) représente le véritable tournant de la Seconde Guerre mondiale. Près de 800 000 soldats allemands, italiens ou roumains furent tués ou capturés, dont la totalité de la Sixième Armée allemande et son commandant en chef. Défaite cuisante pour Hitler, cette bataille mit fin à la toute-puissance de la Wehrmacht. L’affrontement atteint des proportions titanesques ; par comparaison, la Bataille d’El Alamein, victoire britannique, ne fut qu’une escarmouche.

La révolution de Février avait renversé le régime tsariste et débouché sur une situation de « double pouvoir » : d’un côté, un « gouvernement provisoire » représentant la bourgeoisie ; de l’autre, les soviets reposant sur les ouvriers et les soldats. Après la répression des journées de Juillet, la réaction s’enhardit et tenta de liquider la révolution à travers l’offensive du général Kornilov. L’échec de cette tentative réactionnaire ouvrit la voie à la révolution d’Octobre...

A l’occasion du centenaire de la Révolution russe, nous lui consacrons des articles, en suivant la chronologie. Le précédent article portait sur la tentative de putsch de Kornilov. Rappelons que la révolution de Février, qui renversa le régime tsariste, déboucha sur une situation de « double pouvoir » : d’un côté, le « gouvernement provisoire » représentant la bourgeoisie ; de l’autre, les soviets reposant sur les ouvriers et les soldats. Après la répression des « journées de Juillet », la réaction essaya de liquider la révolution. Cette tentative, dirigée par le général Kornilov, échoua face à une mobilisation des masses, dans laquelle le parti bolchevik avait joué un rôle central, sans pour autant cesser de critiquer le « gouvernement provisoire » de Kerensky.

La révolution russe fut la manifestation spectaculaire d’un monde en mouvement. Elle fut une expérience historique en son sens le plus fort : une expérience de l’histoire, une histoire portée dans les consciences, réalisée ici et maintenant pour la mener à son point de rupture. La destruction du vieil ordre tsariste projetait alors la Russie dans la modernité la plus radicale.

A l’occasion du centenaire de la Révolution russe, nous lui consacrons un article en suivant la chronologie. Le précédent article portait sur les journées de juin et de juillet, point culminant de la répression massive du mouvement révolutionnaire par le gouvernement provisoire.

Dans l’Amérique des années 20, les noirs et les travailleurs immigrés ne gagnaient qu’un peu plus de la moitié de ce que pouvait gagner un Américain « de souche ». Les capitalistes finançaient l’incitation à la haine raciale. En 1924, le Ku Klux Klan comptait quatre à cinq millions d’adhérents. Il propageait la haine contre les étrangers, contre le syndicalisme et le communisme. Des noirs et des militants ouvriers étaient régulièrement battus, mutilés et assassinés.

Etudiez les enseignements de la révolution russe ! Cette page spéciale dédiée au centenaire de la révolution d'octobre sera régulièrement actualisée. 

Nous publions un texte de l’historien marxiste français, Pierre Broué (1926 – 2005), auteur d’ouvrages qui sont de véritables trésors sur l'histoire des révolutions et de l'Opposition de Gauche contre Staline en Union Soviétique. En réaction à l'image d'un parti bolchévique austère et dictatorial, il se penche dans cet article sur la vivacité du parti et la façon dont ses membres vécurent leur militantisme. En vue du centenaire de la Révolution russe, il nous semble nécessaire de raviver cet esprit révolutionnaire et de s'en inspirer pour la lutte actuelle et à venir. Cet article a été publié par une revue qui a disparu depuis, Politique, la revue (nr 6. 1997).

Dans la troisième partie de L'avènement du bolchévisme, Trotsky aborde la formation du gouvernement soviétique, les difficultés face à la tentative de contre-révolution, ainsi que la question de la dissolution de l'Assemblée constituante, en janvier 1918.

Cet article est extrait d’une brochure sur le contrôle ouvrier (en Anglais) rédigée par Rob Lyon. Il y analyse les expériences de contrôle et de gestion ouvrière en Russie, après la Révolution, qui offrent d’inestimables leçons aux travailleurs du monde entier. Les intertitres sont du traducteur.

Dans la deuxième partie de son premier livre sur la révolution russe, Léon Trotsky explique les principaux développements à partir de la convocation de la Conférence démocratique en septembre 1917 jusqu'à l'insurrection du 25 octobre (7 novembre dans le calendrier grégorien).

Nous republions ici un livre de Léon Trotsky rédigé en 1918 au moment des négociations de paix à Brest-Litovsk. Cet ouvrage retrace les étapes décisives de la révolution russe de 1917, de la révolution de février jusqu’au Traité de Brest-Litovsk de mars 1918.

Chaque année, en date du 8 mars, la Journée internationale de la femme est célébrée à travers le monde. De nos jours, il s’agit essentiellement d’une journée de sensibilisation et de rappel de l’oppression vécue par ces dernières. Cette année, cette journée a une signification particulière puisqu’il s’agit également de l’anniversaire du commencement de la révolution russe de 1917.

Cette année marque le 100e anniversaire de la révolution russe, qui pour les marxistes est d’une importance colossale. Pour la première fois – si l’on excepte l’héroïque soulèvement des communards, en 1871 –, les travailleurs prenaient le pouvoir et engageaient la construction d’une société socialiste. L’impact international de cet événement fut immense. Il bouleversa le cours de l’histoire.

Le mouvement #blacklivesmatter montre clairement que, malgré la lutte qui a eu lieu dans le passé pour les droits civiques, les inégalités et le racisme sont toujours florissants en Amérique. De nombreux jeunes cherchent des réponses et une façon de pouvoir changer la société. En tant que marxistes, nous nous trouvons en première ligne des luttes contre toutes les formes de discrimination. Nous pensons que pour réussir, ces luttes doivent se mener en parallèle avec celles de la classe ouvrière unifiée, contre le capitalisme et pour le socialisme. A l’occasion des cinquante ans du mouvement, nous nous proposons d’analyser ici les réussites et les échecs d’une de ses expériences les plus inspirantes.

Le 20 août 1940, un agent de Staline assassinait lâchement le révolutionnaire russe Léon Trotsky, à Mexico. Celui-ci travaillait justement, à l’époque, sur la deuxième partie d’une longue biographie de Staline. Depuis, toutes les éditions parues de ce chef d’œuvre inachevé furent très insatisfaisantes, comme nous l’expliquons plus loin. Aussi la Tendance Marxiste Internationale (TMI) est-elle fière d’annoncer qu’elle vient de publier la version de Staline la plus complète et la plus fidèle aux intentions politiques de son auteur.

Il y a exactement 80 ans les généraux se soulevèrent en Espagne contre la République. A cette contre-révolution dirigée par le général Franco, les travailleurs et les paysans répondent par une révolution armée d’une profondeur sans pareil.  Nous vous proposons quelques lectures pour mieux comprendre la ‘guerre civile’ et en tirer des enseignements pour notre lutte d’aujourd’hui.

Avec la terrible tragédie survenue à Orlando cette semaine, nous avons pensé qu'il serait pertinent de publier cet article sur la lutte des LGBTQ+ et la Révolution d'Octobre. Il a été publié une première fois le 25 mars dernier en anglais sur le site web de nos camarades de Socialist Appeal, aux États-Unis.

Le 16 février 1966 éclatait une grève qui allait devenir historique : celle de 3.000 ouvrières de la Fabrique Nationale d’Armes de Guerre (FN) de Herstal. Cette grève est devenue historique pour deux grandes raisons :

1. Les grèves de femmes sont rares : celle de la FN fut la plus importante, car elle a duré 12 semaines, elle fut massivement suivie du début à la fin, elle s’est concrétisée dans un slogan (“A travail égal, salaire égal !”) pouvant être repris par toutes les femmes travailleuses et elle s’est terminée par une victoire (même si celle-ci ne fut que partielle)

2. Elle a eu lieu à un moment charnière : 5 ans après la grande grève de l’hiver 60-61 contre la Loi unique (1 million de travailleurs au moment le plus fort de la grève) et 2 ans avant Mai ’68 qui a permis la relance d’un nouveau mouvement féministe dans la jeunesse. La grève de la FN a donc été marquée par la combativité issue de 60-61 et elle a servi de référence pour les femmes qui voulaient défendre et étendre leurs droits dans les années qui suivirent.

Cet article a été publié pour la première fois dans la revue marxiste italienne FalceMartello, en juillet 2002.

La Révolution d’Octobre 1917 fut l’événement le plus important de la lutte pour l’émancipation des femmes dans l’histoire de la Russie. Analyser cette expérience nous permet de mieux comprendre les développements du mouvement pour la libération de la femme jusqu’à nos jours. Mieux encore : l’expérience de la formidable lutte des femmes bolcheviques est pleine de leçons fondamentales et toujours d’actualité, car c’est un exemple de la voie la plus efficace pour surmonter l’oppression des femmes.

« Je voulais réveiller ces femmes de la classe opprimée pour qu’elles ne soient plus simplement l’objet d’un débat parmi les plus fortunés mais qu’elles combattent pour elles-mêmes, méprisant les platitudes, se révoltant contre leur odieuse condition, et réclamant pour elles-mêmes ainsi que pour leur famille le partage total des bénéfices de la civilisation et du progrès. » (Sylvia Pankhurst).

"La conférence de Zimmerwald marqua un tournant dans la politique européenne, pendant la guerre. Pour la première fois depuis août 1914, le lien entre les socialistes des pays belligérants était renoué, malgré les gouvernements bourgeois et malgré les efforts des directions des partis « officiels ». Elle permit de relever le drapeau du socialisme révolutionnaire, abandonné par les sociaux-chauvins. Enfin, Zimmerwald posa les premières bases, encore fragiles et hésitantes, de la fondation de la IIIe Internationale, qui allait naître des ruines de la précédente, après la révolution d’Octobre 1917."

Lors d’un colloque international à Barcelone, en 2003, Esteban (Sieva) Volkov est revenu sur les circonstances de l’assassinat de son grand-père Léon Trotsky, à Mexico, le 20 août 1940.   Il est nécessaire de rétablir la vérité historique, dans cet océan de confusion, de falsification et d’altération dont sont responsables les oppresseurs et les exploiteurs de la planète, qui veulent maintenir le statu quo.

Il y a 79 ans, le Front Populaire accédait au pouvoir. En même temps, une puissante vague de grèves avec occupation déferlait sur le pays. Dès son entrée en fonction, le nouveau gouvernement faisait voter la semaine de 40 heures et lemaines de congés payés, entre autres. Dans la mémoire collective du mouvement ouvrier, le Front Populaire est associé à cette magnifique mobilisation des salariés et à ces réformes sociales qui, en les arrachant un peu à l’usine ou au bureau, les élevaient au-dessus du rang de simples bêtes de somme. C’est donc à juste titre qu’on célèbre, aujourd’hui, l’audace et l’énergie de ces travailleurs : ils ont écrit l’une des plus belles pages de l’histoire de notre classe.

La Commune de 1871 fut l’un des plus grands épisodes de l’histoire de la classe ouvrière française. Au cours d’un mouvement révolutionnaire d’une portée jusqu’alors inconnue, l’Etat capitaliste a été remplacé par les organes de gouvernement des travailleurs. Les travailleurs parisiens ont tenu le pouvoir pendant dix semaines, entre le soulèvement du 18 mars et la défaite sanglante de la dernière semaine de mai. Dans des circonstances extrêmement difficiles, ils se sont efforcés de mettre un terme à l’exploitation, à l’oppression, et de réorganiser la société sur des bases entièrement nouvelles. Les leçons de ces événements sont d’une importance fondamentale pour le mouvement ouvrier contemporain et pour tous ceux qui, en France ou ailleurs, aspirent à changer la société.

Aujourd’hui, pour le 97e anniversaire de la révolution russe, nous republions cet article d’Alan Woods, écrit pour la préface à L’Histoire de la révolution russe de Léon Trotsky, que les éditions britanniques Wellred ont republié en 2007.

A l’approche du centième anniversaire de l’assassinat de Jean Jaurès, le 31 juillet 1914, Arte diffuse un documentaire intitulé Jaurès est vivant ! Le travail sur les images d’archives est admirable. Mais pour le reste, il s’agit d’une interminable accumulation de distorsions du marxisme et de la pensée de Jaurès, sur fond de canonisation du « réformisme » et de « l’idéalisme » du grand dirigeant ouvrier.

Aujourd'hui, il y a 40 ans débuttait la fameuse 'révolution des oeillets' au Portugal. Ce texte a été écrit en juin 1974, quelques semaines après l’effondrement de la dictature militaire de Caetano. Alan Woods y analysait les forces et les faiblesses de la révolution portugaise, et dessinait des perspectives.

"TROTSKY", le documentaire sur Léon Trotsky a été réalisé, en 1986, par Alain Dugrand et Patrick Le Gall. Les interventions de Pierre Broué, Gérard Rosenthal et Jean-Jacques Marie, notamment, contribuent à la qualité de ce film. "TROTSKY" a d’ailleurs reçu le prix international SCAM du meilleur documentaire de création et essai lors du FIPA 1988. Pour des raisons liées à l’influence massive du stalinisme, au cours du XXe siècle, Léon Trotsky est toujours assez mal connu du mouvement communiste. Bien que quelques commentaires, ici et là, soient erronés ou discutables, ce film rétablit un certain nombre de vérités sur la vie et les idées du révolutionnaire russe, mais aussi sur le déroulement de la Révolution russe de 1917.

Le 21 mars 1919, la République des conseils de Hongrie était proclamée. Le 1er août, après 133 jours, ce chapitre héroïque de l’histoire de la classe ouvrière hongroise s’achevait avec l’entrée de l’armée blanche roumaine dans Budapest. Une victoire du prolétariat hongrois aurait signifié la fin de l’isolement de la République ouvrière de Russie.

I l y a 40 ans, le 11 septembre 1973, un coup d'Etat dirigé par le général Augusto Pinochet renversait le gouvernement de Salvador Allende, consacrant l'échec de la révolution chilienne et plongeant le pays dans une dictature brutale qui dura près de deux décennies et dont la classe ouvrière chilienne ne s'est pas complètement remise, aujourd'hui encore.

Le 8 mars 1908, lors de la grève de l’usine textile Cotton à New York, 129 travailleuses ont perdu la vie dans l’incendie de l’établissement, où elles avaient été enfermées par les propriétaires pour éviter que leur lutte ne s’étende à d’autres usines.

Rosa Luxemburg (1870-1919) fut une militante socialiste comme l’histoire n’en révèle qu’un tout petit nombre. Elle a été assassinée il y a 93 ans. Cet article pour lui rendre hommage.

Cette année marque le centenaire de l’un des plus grands événements de l’histoire moderne. Le 20 novembre 1910, Francisco I. Madero dénonçait la fraude électorale orchestrée par le président Porfirio Díaz, et appelait à une insurrection nationale. La Révolution Mexicaine commençait.
 

Après douze ans de soulèvements, de guerre, de carnages et de trahisons, la révolution qui a éclaté en 1791, à Saint-Domingue, a finalement abouti à l’abolition de l’esclavage et à l’indépendance d’Haïti.