Cet été n'a pas été calme pour beaucoup de syndicats en Europe ni pour des milliers des travailleurs des secteurs liés au tourisme et à la nouvelle économie. Les conflits sociaux se terminent de moins en moins avant l’été : bien au contraire, pour des millions de travailleurs mal payés, exploités et souvent précaires, cette période constitue leur pic d’activité et est donc la plus propice à un arrêt de travail.

En septembre 2008, le capitalisme a entamé sa plus grande crise depuis la dépression des années 30. Deux mois auront suffi pour que s’écroule le système financier international. À vrai dire, la vitesse de contagion et l’ampleur de la crise étaient à couper le souffle. Débutant aux États-Unis, la crise s’est déplacée très rapidement vers l’Europe et le reste du monde.

Alors que l’économie mondiale ressemble de plus en plus à un magasin de porcelaine, l’éléphant Donald Trump fait à nouveau parler de lui. Le 22 mars, il a annoncé une hausse des taxes visant certains produits chinois ; elle pourrait impacter jusqu’à 60 milliards de dollars de marchandises. Deux semaines plus tôt, il avait déjà décrété l’augmentation des tarifs douaniers pour l’acier (+25 %) et l’aluminium (+10 %), ce qui frappera tout particulièrement les exportateurs canadiens, brésiliens, sud-coréens et mexicains.

La campagne pour une réduction du temps de travail s’élargit et prend actuellement de l’ampleur, mais cela ne sera pas suffisant pour qu’elle devienne réalité. Pour gagner cette bataille, il faut avant tout constater l’existence d’intérêts opposés sur ce sujet, alors que certains prétendent que la RDT sera avantageuse pour toutes les parties concernées, aussi bien pour les travailleurs que pour les patrons.

Des quatre coins de l’establishment, presque tous les riches et la classe au pouvoir sont concernés par les Panama papers : d’anciens ou d’actuels chefs de gouvernement, des magnats des affaires, des célébrités... La plus grande fuite de données de l’histoire a révélé comment les élites mondiales utilisent plus de 200 000 sociétés-écrans créées par le cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca pour mettre leur argent à l’abri dans des paradis fiscaux, hors de portée de toute inspection.

Dans la dernière partie de son étude sur l’émergence de l’économie de partage, Adam Booth analyse le nouveau livre de Paul Mason, PostCapitalism, qui traite des effets des technologies de l’information et de leurs apports contradictoires au sein d’un système capitaliste en proie aux crises. Quelle est la route qui permettra à la société d’utiliser l’abondance de technologies et de richesses que nous voyons aujourd’hui autour de nous ?

« Micro entrepreneurs » ou « précariat » ? L’économie « collaborative » n’est pas la seule à connaître un incroyable essor : c’est également le cas de l’économie « à la demande ». Jusqu’à maintenant, l’accent était surtout mis sur les bénéfices apportés aux clients par ces services « à la demande ». De nombreux enthousiastes s’extasiaient sur les nouvelles possibilités offertes par un simple effleurement d’écran d’iPhone : de la commande d’un service de ménage pour leur appartement ou d’une course de taxi bon marché à deux heures du matin.

Dans cette première partie d’un triptyque, Adam Booth analyse le développement de l’économie collaborative, très présente dans les médias à travers des entreprises comme AirBnB ou Über. Ces nouveaux modèles sont annoncés comme porteurs d’une nouvelle phase exceptionnellement dynamique au sein du capitalisme. La réalité s’avère cependant bien éloignée de cette promesse utopique.

Avec 2,9 % de croissance en 2015, l’économie mondiale a connu sa plus mauvaise performance depuis 2009. Pour 2016, le Fonds Monétaire International (FMI) ne cesse de réviser à la baisse ses prévisions de croissance économique – aussi bien des grandes puissances que des « pays émergents ». En 2015, la croissance moyenne des économies émergentes a baissé pour la cinquième année consécutive, ce qui a lourdement pesé sur la croissance mondiale.

L'arrivée de l'application pour téléphones intelligents Uber a chamboulé l'industrie du taxi. Lancée en juin 2009 d'abord à San-Francisco, l'application s'est répandue rapidement, et déssert aujourd'hui 300 villes répandues à travers 58 pays. Alors qu'elle offre de nombreux avantages sur les taxis traditionnels, notamment des tarifs plus bas, elle entraine de graves effets sur les conditions de travail des chauffeurs de taxi.

Qui dirige l’Union Européenne ? Qui décide du sort de plus de 400 millions de jeunes, travailleurs, retraités et chômeurs ? On connait la réponse officielle : ce sont les peuples d’Europe eux-mêmes qui décident de leur destin. Comment?

Cet article a été publié le 18 aout passé par nos camarades français mais on considère que son analyse dépasse les frontières de ce pays.

Après la vague de panique qui a déferlé sur les bourses mondiales, début août, les marchés n’ont toujours pas recouvré leur sang froid.

Deux ans après la crise de 2008/09, l’économie mondiale se retrouve au bord d’une nouvelle récession. La chute brutale des valeurs boursières et le déclassement de la note américaine n’ont fait qu’anticiper cette perspective, désormais très probable.

La crise financière a durement frappe la Belgique l’an dernier, forçant les deux principales banques du pays à être rachetées par des institutions financières française et hollandaises, rachats subventionnés par le gouvernement belge. Lorsque les politiciens locaux ont commencés à parler de 2010 comme de l’année de la reprise et que la Belgique n’était pas l’Espagne ou la Grèce, nous avons été les témoins d’une vague massive de licenciements.

La rédaction de ce Manifeste, qui a été traduit dans une dizaine de langues, date de la fin du mois d’octobre 2008. Depuis, comme nous l’annoncions, la crise financière s’est propagée à l’économie réelle. Son rythme s’accélère de jour en jour – et la crise sociale s’approfondit également. Les événements confirment notre analyse et renforcent la validité de ce programme d’action. Nous invitons tous nos lecteurs à faire circuler ce document le plus largement possible.

En moins d’un mois, le monde entier a reçu une leçon d’économie politique en grandeur nature. La crise financière a déchiré le voile invisible de l’idéologie néo-libérale.En catastrophe, les états sont intervenus, d’abord en ordre dispersé puis de manière plus concertée.

Nous vivons des temps exceptionnels. La panique financière, aux Etats-Unis, provoque des vagues qui menacent d’engloutir le monde entier. (Cet article d’Alan Woods a été rédigé le 26 septembre dernier, c’est-à-dire avant l’adoption du « Plan Paulson » par le Congrès américain.)

Cet article est l’extrait d’un discours qu’Alan Woods a prononcé, le 24 juillet dernier, lors d’une réunion de la Tendance Marxiste Internationale, à Barcelone. Tout en anticipant sur la crise boursière de ces derniers jours, ce texte permet de la replacer dans le contexte général de la situation économique mondiale.

Entre les crises politiques et sociales au Venezuela et au Nigeria, l’affaire Ioukos en Russie, les troubles au Moyen Orient et la hausse de la consommation mondiale, il n’est pas facile de démêler les divers facteurs qui contribuent à l’actuelle envolée des cours du pétrole.

Ce texte a été rédigé par les marxistes britanniques Rob Sewell et Alan Woods, au début des années 1970. En le traduisant, nous avons conservé les références à l’économie anglaise, comme par exemple les noms des entreprises capitalistes britanniques. Seule exception : dans les exemples faisant intervenir des valeurs monétaires, nous avons remplacé la livre sterling par l’euro, de façon à ce que la démonstration soit la plus claire possible.