Le vendredi 10 mai, dix coursiers à vélo de Bruxelles et de Gand se sont rendus au siège de Deliveroo pour transmettre leurs revendications et parler à la direction. Quand ils sont arrivés sur place, ils ont trouvé porte close.


Il y a un siècle, en mars 1919, la IIIe Internationale (l’Internationale Communiste, IC) tenait son premier Congrès à Moscou. Ses dirigeants – dont Lénine et Trotsky – la concevaient comme « le Parti mondial de la révolution socialiste ».

Le 52e Congrès de la CGT se tiendra du 13 au 17 mai, dans un contexte qui met la confédération face à de grandes responsabilités. Crise du capitalisme, menace d’une nouvelle récession, offensives brutales du gouvernement contre la jeunesse et les salariés, impuissance des mobilisations syndicales à enrayer ces offensives, explosion sociale des Gilets jaunes : tout ceci appelle une discussion sérieuse, approfondie, puis des conclusions programmatiques et stratégiques offensives.

Malheureusement, le Document d’orientation présenté par la direction sortante, en amont du Congrès, n’est pas à la hauteur de cet objectif. Il est bien trop long, au regard de son contenu : 551 paragraphes, dont un grand nombre se contentent de décrire la régression sociale qui frappe la masse de la population. Or cette régression sociale, les militants de la CGT la connaissent déjà ; ils la subissent eux-mêmes. Ce qu’ils veulent surtout comprendre, c’est pourquoi la CGT va de défaite en défaite au niveau national, depuis plus de dix ans, et comment y remédier.

L’Algérie vit des heures historiques. La mobilisation révolutionnaire de la population – et en particulier des jeunes – a fait tomber le président Abdelaziz Bouteflika, que l’armée avait hissé au pouvoir après la sanglante décennie de guerre civile des années 90. A l’heure où nous écrivons ces lignes, les manifestations de masse continuent et visent désormais l’ensemble du régime, qui jusqu’alors se cachait derrière le vieux président infirme.

Suite de notre immersion dans le monde du travail, avec Simon ouvrier dans un groupe, présent dans le monde entier, spécialisé dans le transport et la logistique. Ici aussi, les conditions de travail sont éprouvantes et totalement aliénantes pour les travailleurs.

Rarement une période pré-electorale a été aussi agitée socialement. Le contexte d’un gouvernement minoritaire, et en affaires courantes, n’est généralement pas propice à une intense activité de protestation.

Le PTB plaide pour une révolution sociale climatique. Son programme est regroupé en 10 points. Contrairement aux autres partis, le PTB comprend très bien qu’il n’y a pas de solution à la crise du climat à l’intérieur du système, et c’est d’ailleurs le seul parti avec une représentation parlementaire qui est clair sur ce sujet.

Les Algériens en liesse sont descendus dans la rue hier soir, après que le président Abdelaziz Bouteflika a annoncé sa démission. Cette nouvelle fait suite à un mois et demi de manifestations de masse contre son règne. Mais cette démission seule ne résoudra rien, et les masses appellent maintenant à la chute de tout le régime.

Depuis la fin du mois de février, des foules immenses de manifestants occupent les rues des villes d’Algérie pour réclamer le départ du président Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 1999. Sous la pression de la rue et après un début de grève générale, Bouteflika, ou plutôt la clique qui se cache derrière sa personne agonisante, a dû faire un semblant de recul en retirant sa candidature aux prochaines élections présidentielles – tout en repoussant celles-ci à une date inconnue.

Cette annonce n’a pas réussi à démobiliser le mouvement. La grève générale des 25 et 26 mars a renforcé la division de l’appareil d’Etat. A l’heure où nous écrivons ces lignes (27 mars), le général Salah, chef d’Etat-major de l’armée, a annoncé qu’il était désormais favorable au départ de Bouteflika. C’est une tentative du régime de contrôler la « transition ».

Si l’on vous demandait quelle était le moins prolétaire des emplois, nombreux sont ceux qui placeraient celui de designer de jeu vidéo près du haut de la liste. Jusqu’à récemment, cette opinion aurait même pu être partagée par les designers de jeu vidéo eux-mêmes. Mais maintenant, les choses sont en train de changer, et rapidement. Une prise de conscience massive est en train de se produire sur l’exploitation extrême aux fondements de l’industrie du jeu vidéo.

Qu’y a-t-il dans la loi climat telle que proposée à la Chambre ? L’inscription d’objectifs de court terme et de long terme, ainsi que la création de nouvelles institutions (une agence interfédérale pour le climat, un comité permanent d’experts).

Les dernières années ont vu un renouveau de la lutte contre l’oppression des femmes à une échelle internationale. Des mouvements pour le droit à l’avortement en Irlande, en Argentine et en Pologne, la marche mondiale des femmes contre Trump, la grève féministe en Espagne : une nouvelle génération entre sur la scène politique et souhaite lutter contre les inégalités et la violence auxquelles les femmes restent confrontées. Ces jeunes veulent changer profondément la société, et cherchent les idées pour y arriver.

Aymane est un lycéen bruxellois impliqué dans les grèves et les manifs pour le climat.

Entretien avec Charlie Vande Mergel, élève d’une école secondaire en immersion à Gand.

La joie a envahi les rues des villes d’Algérie, lundi, après l’annonce tant attendue : Bouteflika renonce à briguer un cinquième mandat. C’est une grande victoire pour le mouvement de masse qui s’est développé depuis le milieu du mois de février.

Déclaration de la Tendance marxiste internationale.

« The ocean is rising, and we are too » (Le niveau des océans monte et notre colère aussi), pouvait-on lire sur une pancarte lors de la récente grève des jeunes pour le climat à Londres. Des jeunes partout dans le monde battent le pavé pour s’attaquer à l’enjeu le plus crucial de notre époque : la catastrophe climatique imminente.

En Belgique, le mouvement lycéen et étudiant commence à s’organiser. Des AG se font dans de nombreuses villes, d’abord pour structurer le mouvement ensuite pour discuter des revendications. C’est une bonne chose. En Suisse le mouvement c’est organisé plus vite que chez nous. Qu’est-ce qu’on peut en apprendre ? Une contribution d’un lycéen de Genève.


Le 11 février 2019, la police pakistanaise – connue pour ses arrestations arbitraires, sa brutalité et ses assassinats d'innocents – a arrêté des étudiants et des militants de l'Alliance de la Jeunesse Progressiste, à Multan. Plusieurs chefs d'accusation ont été retenus contre ces camarades, y compris la « sédition ». Tous ont été relâchés sous caution – sauf un : Rawal Asad, qui est en prison. Il risque d'y rester longtemps et même d'y être torturé. Son seul « crime » est d'être un militant qui s'efforce d'organiser la lutte des étudiants et des travailleurs contre les injustices perpétrées par la direction de l'université, les employeurs et les institutions d'Etat.

« Ce qui augmente le plus ce sont les accidents de travail et les divorces ! »

A l’heure où la France se révolte à travers le mouvement populaire des gilets jaunes, voici la répercussion des lois Travail, adoptées ces dernières années par de nombreux pays européens, sur la vie des travailleurs et de leur famille.

Le témoignage de Juan, ouvrier dans le domaine de l’événementiel, nous ouvre les yeux sur la dure réalité du monde du travail en France.