Le salaire direct et indirect est au cœur du conflit entre patrons et travailleurs. La théorie économique de Marx explique que le profit des patrons n’est autre que le travail impayé du salariat. C’est la partie des richesses créées par le travail du salarié, qui ne lui est pas restituée sous forme de salaire.

 
 
 
 
 

Les organisations de gauche font face à une censure croissante de la part des principaux réseaux sociaux. Les géants de la Silicon Valley ne veulent pas que les idées radicales soient entendues. Nous faisons appel à nos lecteurs pour nous aider à lutter et à diffuser les idées du marxisme.

Le dernier rebondissement de la saga des vaccins a mis en évidence les contradictions au sein de l'Union européenne (UE) et les limites concrètes du marché capitaliste face à une crise.

 
 

Certaines informations de cet article ont été fournies par des sympathisants au Myanmar

En organisant un coup d’Etat expéditif contre Aung Sang Suu Kyi, les généraux birmans ont brisé l’illusion, déjà moribonde, de la libéralisation du Myanmar sous contrôle des Etats-Unis.

 

En France, un mouvement se mobilise depuis novembre contre la loi « Sécurité globale » du gouvernement d’Emmanuel Macron, qui vise à donner plus de pouvoir de répression à l’État. Cette loi, avec son fameux article 24, aurait notamment pour effet d’interdire de filmer les policiers. Il s’agit d’une tentative évidente de permettre aux forces de l’ordre d’agir en toute impunité, après de nombreux scandales de violences policières au cours des dernières années.

 
 

Article publié le 28 janvier 2021 sur In Defence of Marxism.

Depuis le début de l’année, un groupe de traders amateurs organisés sur Reddit joue en bourse contre de grands fonds spéculatifs, qui avaient notamment vendu à découvert des actions de Gamestop, une chaîne de distribution de jeux vidéos basée aux Etats-Unis.

Ce mercredi 20 janvier 2021 a eu lieu l'investiture de Joe Biden faisant, officiellement, de lui le 46e président des Etats-Unis. Il prend alors ses fonctions présidentielles à une heure où le pays traverse une des plus grosses crises économiques et sociales de son histoire.

 

De grandes manifestations ont éclaté en Russie le 23 janvier en réaction à l’arrestation de l’opposant Alexei Navalny par le régime de Poutine. Alors que nous ne nous faisons pas d’illusions au sujet des libéraux comme Navalny, nos camarades russes sont intervenus dans ces manifestations contre la répression politique par les gangsters de Poutine (qui frappera le plus durement les mouvements ouvriers et socialistes), et ont hissé une bannière marxiste révolutionnaire.

 
 
 

‘’Le capitalisme engendre ses propres fossoyeurs.’’ Avec cette phrase, Marx et Engels ont souligné à la fois les contradictions du capitalisme et le potentiel révolutionnaire de la classe ouvrière. En Angleterre, pays où le capitalisme se développa en premier, cette phrase prit un sens concret au XIXe siècle. Des millions de travailleurs soutinrent la "Charte du peuple". L'objectif : le changement ! La méthode : une pétition ! Le résultat : le premier mouvement de masse mené par la classe ouvrière !

Les origines du chartisme

Au début du XIXe siècle, les gros propriétaires fonciers issus de la noblesse jouaient encore un rôle important dans la politique britannique, la faute – en partie – à un système électoral dépassé, qui donnait plus de représentants aux villages dépeuplés qu'aux grandes villes industrielles. En 1819, des milliers de personnes se mobilisèrent pour le modifier, ce qui aboutit finalement au "massacre de Peterloo". En 1832, le Parlement réforma enfin le système électoral. Seule la classe moyenne obtint le droit de vote. La classe ouvrière, dont la mobilisation de masse contribua grandement à rendre la réforme possible, se sentit trahie. L'espoir d'une participation politique fut temporairement détruit.

La situation économique ne s’améliora pas. Pour traiter la question sociale, le Parlement britannique amenda les lois sur les indigents (Poor Laws) en 1834. Les pauvres devaient travailler dans des maisons du travail (Workhouses). Cependant, les conditions de travail y étaient pires que sur le marché du travail. Ainsi, la classe dirigeante "encourageait" les travailleurs à trouver du travail ailleurs, où ils n'étaient pas une charge pour le budget de l'État. La résistance s'organisa. En 1838, William Lovett, un radical londonien, produisit une charte pour imposer des réformes politiques. Lorsque le ‘Northern Star’, un journal populaire du radical irlandais Feargus O'Connor, appela à soutenir la Charte, le chartisme pris forme. Des milliers de travailleurs se mobilisèrent et formèrent l'épine dorsale du mouvement.

Les six points de la Charte et la première pétition

Les chartistes formulèrent leurs revendications politiques dans les six points de la Charte du peuple. 1. Suffrage universel pour tous les hommes à partir de 21 ans. 2. Des circonscriptions justes et égales . 3. Vote à bulletin secret. 4. Abrogation de l'obligation d'être propriétaire comme condition d'éligibilité. 5. Une indemnité parlementaire pour permettre aux travailleurs de siéger et de pouvoir vivre. 6. Des élections législatives annuelles.

Il s'agissait de demandes modérées. Cependant, dans la situation politique de l'époque, comme l’écrit Engels, ces six points étaient suffisants pour renverser toute la constitution anglaise, y compris la reine et les lords. Engels faisait par là référence à l'interprétation pratique que les travailleurs donnèrent à la Charte. Ces revendications politiques avaient un caractère social ; elles n'étaient pas un but mais le point de départ d'une lutte pour une vie meilleure.

En février 1839, une pétition fut préparée et présentée au Parlement. Cependant, ses chances de succès ne faisaient pas illusion parmi les chartistes. Les discussions portèrent principalement sur les prochaines étapes à suivre et révélèrent le caractère hétérogène du mouvement. Deux groupes se distinguèrent. D'une part, les partisans de la "force morale", un groupe composé principalement de personnes de la classe moyenne qui s'appuyaient sur des arguments moraux. D'autre part, un groupe composé de partisans de la "force physique", des travailleurs pour qui une démonstration de puissance avait plus de chances de réussir. La pétition fut rejetée comme prévu. Des révoltes éclatèrent ensuite en 1839. La plus impressionnante fut la révolte de Newport dans le sud du Pays de Galles, une manifestation armée à grande échelle à laquelle des milliers de travailleurs participèrent. Le soulèvement échoua, mais il montra à quel point les revendications de la Charte étaient importantes pour les travailleurs.

La bataille continue : la deuxième et la troisième charte

Une première tentative d'introduction de la Charte échoua donc. Cependant, les "Hungry Forties’’ (littéralement : les années quarante marquées par la faim) éclatèrent ; ce fut une période de profond malaise socio-économique pour les travailleurs. Il en résultat une deuxième tentative d’adoption de la Charte, en 1842. Des discours publics furent prononcés, les chartistes visitèrent tout le pays… la pétition connu un énorme succès avec plus de trois millions de signatures. Mais, une fois de plus, la pétition fut rejetée. La réaction ne se fit pas attendre. Les syndicats, qui travaillèrent d’arrache-pied pour le succès de la Charte, appelèrent à une grève générale nationale. Une première dans l'histoire ! Cette grève fut principalement bien suivie dans le nord du pays, certains se mirent même en grève pendant un mois ! La dure répression et un leadership politique inexpérimenté mirent fin à cette situation.

En 1848, des révolutions ravagèrent l'Europe continentale. En Angleterre, les chartistes lancèrent une troisième pétition. Là encore, la mobilisation fut énorme. Cette fois, près de six millions de personnes signèrent la charte (sur une population de 26,9 millions d'habitants). Malheureusement, elle fut à nouveau rejetée. Après cette nouvelle défaite, une nouvelle réaction : une manifestation devant le parlement, cette fois trop faible pour faire avancer le mouvement. Le chartisme en tant que mouvement perdait de sa pertinence, mais les idées elles, se sont infiltrées dans le mouvement ouvrier.

Conclusion

Dans les années 1830 et 1840, le chartisme fut le premier mouvement à exprimer les aspirations de la classe ouvrière anglaise. Il n’est parti de rien mais a tout de même réussi à mobiliser, dans une lutte collective, des millions de personnes opprimées. Le chartisme prit résolument le parti des ouvriers dans la lutte de classe contre les capitalistes. Le chartisme a ainsi jeté les bases du développement ultérieur du mouvement ouvrier. Aujourd'hui encore, il y a de nombreuses leçons à tirer de ce mouvement historique.

Le livre ‘The Chartist revolution’ par Rob Sewell vient d’être publié par wellredbooks.net

 
 
 

La santé mentale de la population se dégrade depuis des années. La raison généralement mise en avant pour expliquer cette évolution est la progression de la solitude : en Belgique, la moitié des gens en souffrirait. Des études montrent que la solitude est aussi mauvaise pour la santé que de fumer 15 cigarettes par jour : elle augmente le risque de maladie cardiaque de 30 % et de démence de 60 %. C'est donc tout sauf un problème mineur.

Le 16 mars 2020, à l'annonce d'un confinement national au Salvador pour endiguer l'épidémie de Covid-19, les industries Florenzi, qui emploient plus de 200 personnes dans leurs usines du pays, renvoient l'intégralité de leurs employées chez elles, sans la moindre compensation.

 
 
 

Selon une étude de Kantar réalisée en septembre, 12 % des Belges interrogés ne se feront « sûrement pas » vacciner contre le Covid-19, 8 % ne le feront « probablement pas » et 27 % ne savent pas encore. Il est possible que cette méfiance diminue au fur et à mesure que la campagne avancera, du moins si elle se passe sans accrocs. Mais cette méfiance reste un fait massif.

 
 
 
 

Les images hallucinantes de la prise d'assaut du Capitole américain par les partisans de Trump ont fait le tour du monde. Certains y voient l'expression d'un mouvement mondial vers la droite et d'autres pensent que le fascisme est aux portes de notre société. Mais rien ne saurait être plus éloigné de la vérité : malgré les restrictions évidentes causées par la pandémie, 2020 a été une année pleine de mouvements de protestation, voire de mouvements insurrectionnels.

Les événements du 6 janvier, à Washington, ont souligné la gravité de la crise de régime qui frappe le capitalisme américain. En surface, ses institutions semblent solides. En réalité, elles sont rongées par une pourriture qui se développe rapidement.

Il y a soixante ans, 35 jours de grève ont ébranlé la Belgique. La grève générale de l’hiver 1960-61, également connue comme « la grève du siècle », n'était pas simplement un conflit social interprofessionnel ou un arrêt de travail généralisé de cinq semaines. Cette grève était un « moment volcanique », une énorme épreuve de force politique – parfois insurrectionnelle - entre la classe ouvrière, d'une part, et toutes les institutions du statu quo capitaliste, d'autre part.

Publié sur le site marxist.com en septembre 2020.

Nous sommes à un tournant décisif de l’histoire. A une telle époque, il est naturel de chercher des parallèles historiques. Mais rien ne semble vraiment correspondre à ce que nous vivons.

Les images du passage à tabac de Michel Zecler, le 21 novembre, et l’énorme succès des « marches des libertés », le samedi suivant, ont accentué la crise gouvernementale. Macron exprime publiquement sa « honte », exige une « police exemplaire » et nous fait savoir que l’Elysée a contacté Michel Zecler pour l’assurer de son amitié. Bref, le chef de l’Etat brasse un maximum d’air pour, dès que possible, passer à autre chose.

Il y a quelques jours, plusieurs articles de journaux sont sortis pour dénoncer le sexisme, le racisme et l’homophobie du groupe facebook privé « Louvain-le-mec », composé de 11 000 personnes, exclusivement des hommes (c’est le principe du groupe).

A l'occasion du 200ème anniversaire de la naissance de Friedrich Engels nous publion les 'Souvenirs personnels sur Friedrich Engels' publiés par Paul Lafargue, gendre de Karl Marx et l’un de ses plus proches collaborateurs. Paru dans Die Neue Zeit, 23 Jhrg., 1904-1905.

Les  candidats américains sont faits et défaits en fonction des dons de gros donateurs privés : c’est un secret de polichinelle. Ce qui est moins souvent analysé, en revanche, ce sont les différences entre les donateurs du parti Républicain et ceux du parti Démocrate, et leurs intérêts divergents. Si les deux partis sont reliés dans nos imaginaires à une frange de la population américaine, il serait illusoire de penser qu’ils défendent réellement les intérêts de cette population.