L'Italie est dans l’œil du cyclone de la pandémie de coronavirus en Europe. Le premier pays à imposer un confinement à sa population, il est aussi le pays qui compte le plus de victimes mortelles. Sous la pression de l'action des travailleurs, le gouvernement vient de décider de fermer les activités économiques non essentielles. Par contre, le patronat sabote cette décision.

L'unité nationale est le nouveau mantra du gouvernement et de la plupart des partis politiques. Il est répété indéfiniment dans chaque déclaration politique, dans chaque éditorial des médias grand public, dans chaque communiqué de presse du gouvernement. Dans les situations de crise, les gouvernements impopulaires font souvent appel à ce sentiment. Ils espèrent ainsi cacher leurs propres divisions, mais surtout, ils tentent de dissimuler les véritables antagonismes de classe.

Pris en étau entre les mouvements de grève des travailleurs et la pression du patronat, le gouvernement italien est revenu sur sa décision de suspendre les activités de production non essentielles, annulant de fait les mesures prises le samedi 21 mars pour lutter contre la pandémie de coronavirus. En réponse, les travailleurs de Lombardie préparent désormais une grève générale, qui pourrait entrainer d’autres régions dans le mouvement.

Une idée est de nouveau sur la place publique alors qu’elle était proscrite des cercles bourgeois : la nationalisations de secteurs économiques (et d’infrastructures) stratégiques ou de première nécessité. « L’Espagne a nationalisé tous ses hôpitaux », selon une dépêche qui fait le tour d’internet depuis lundi dernier. Elle a également été rapportée par le journal britannique libéral The Guardian et a provoqué beaucoup de discussions et récolté de nombreux « likes » sur les réseaux sociaux.

Depuis la publication de cet article par Rivoluzione (journal de la TMI en Italie) jeudi 19 mars, dans un communiqué publié dans la nuit de samedi à dimanche, le Premier ministre italien a demandé aux entreprises de cesser toutes leurs activités, à l’exception des chaînes d’approvisionnement essentielles. Mais bons nombre de revendications exprimées dans cet appel sont toujours d'actualité et sont une source d'inspiration pour les travailleurs du monde entier.


Cette déclaration de la Tendance Marxiste Internationale montre comment le capitalisme a été incapable de gérer la crise du coronavirus, et comment il met en danger la vie de millions de personnes. Dans une telle situation, les demi-mesures et le rafistolage du système sont futiles. Seules des mesures drastiques pourront éviter la catastrophe imminente.


Des grèves ont éclaté dans plusieurs entrepôts d’Amazon, en France, pour exiger la fermeture du site et le payement intégral des salaires. Gregory Lavainne, militant et délégué UNSA sur le site ORY1 à Saran (près d’Orléans), nous explique la situation sur place.

Face à la perspective d’être tenu pour responsable d’une catastrophe meurtrière, le Premier ministre a changé de cap par rapport à sa première stratégie du « laisser-faire ». Néanmoins, le gouvernement de Johnson navigue à vue et la Grande-Bretagne entre dans des eaux troubles.

Cette déclaration de travailleurs espagnols, qui font grève contre le refus des patrons de prendre des mesures de sécurité adéquates face à la pandémie de coronavirus, est un exemple pour le monde entier. Non aux conditions de travail dangereuses ! Faisons payer les patrons !

La Commune de 1871 fut l’un des plus grands épisodes de l’histoire de la classe ouvrière française. Au cours d’un mouvement révolutionnaire d’une portée jusqu’alors inconnue, l’Etat capitaliste a été remplacé par les organes de gouvernement des travailleurs. Les travailleurs parisiens ont tenu le pouvoir pendant dix semaines, entre le soulèvement du 18 mars et la défaite sanglante de la dernière semaine de mai. Dans des circonstances extrêmement difficiles, ils se sont efforcés de mettre un terme à l’exploitation, à l’oppression, et de réorganiser la société sur des bases entièrement nouvelles. Les leçons de ces événements sont d’une importance fondamentale pour le mouvement ouvrier contemporain et pour tous ceux qui, en France ou ailleurs, aspirent à changer la société.

Article de Mario Lavazzi (direction nationale de la CGIL) et Paolo Brini (CC FIOM-CGIL) paru le 14 mars sur Rivoluzione.

Les événements se déroulent à une vitesse fulgurante : le nouveau coronavirus (COVID-19) a provoqué une réaction en chaîne qui secoue le moindre semblant de stabilité, un pays après l’autre. Toutes les contradictions du système capitaliste éclatent au grand jour.

Exploitées, sous-payées voire non payées, opprimées, violentées et humiliées, réduites à l’état d’objets sexuels et de simples marchandises, parfois même assassinées : voilà le sort de trop nombreuses femmes dans cette société. Mais les femmes ne sont pas seulement des victimes. Elles sont de plus en plus des combattantes conscientes de leurs droits. Dans le monde entier, les femmes se dressent contre leur situation actuelle.

L’École marxiste d’hiver de Montréal 2020 a été un succès retentissant, alors que nous avons une fois de plus battu notre record de participation. Plus de 250 personnes se sont inscrites à cet événement annuel tenu les 15 et 16 février derniers. Des militants sont venus de tout le Canada et des États-Unis pour participer à ce qui est maintenant le plus grand rassemblement marxiste au Canada.

Lors du développement du mouvement environnemental dans les années 1970, les penseurs écologistes s’opposèrent de façon dogmatique au marxisme. Selon eux, Marx avait certainement des choses intéressantes à dire au sujet des questions sociales et économiques, mais rien au sujet de l’écologie et de la nature. On le présenta alors comme un optimiste aveugle, un défenseur du progrès et de l’industrialisation du XIXème siècle, qui délaissait la question environnementale.

Cet article a été publié le 29 janvier dernier sur le site In Defence of Marxism.

L’épidémie de coronavirus en Chine est critique. Selon les chiffres officiels, 5 997 cas ont été confirmés dans tout le pays jusqu’à maintenant, la grande majorité d’entre eux à Wuhan, la capitale de la province de Hubei. Cependant, neuf autres provinces ont signalé plus de 100 cas confirmés, la plupart dans les provinces industrielles du Zhejiang et du Guangdong. La maladie s’est propagée au-delà des frontières de la Chine, de la Thaïlande à l’Australie en passant par les États-Unis.

Les organismes génétiquement modifiés (OGM) peuvent être des organismes végétaux, bactériens ou animaux. Les plus connus sont les plantes OGM (les PGM), qui sont utilisées dans l’agriculture depuis le milieu des années 1990. Mais les OGM étaient déjà utilisés en pharmacologie et en recherche depuis la fin des années 1970.

Le 24 septembre dernier, la compagnie Thomas Cook, principal opérateur des voyages organisés britanniques, a annoncé sa faillite. Trois mois sont passés, et l’on peut voir où se ne se trouvent pas les priorités de nos gouvernants : des centaines d’emplois perdus et, sauf quelques déclarations à la presse, aucune mobilisation sociale.

Le dimanche 10 novembre à 16:50, le président Evo Morales annonce sa démission, aboutissement d’un coup d’Etat qui se déroulait depuis plusieurs jours. Parmi les derniers actes, on trouve : des révoltes politiques, des snipers tirant contre des mineurs de fond, la mutinerie de la police, un rapport de l’OEAi remettant en cause la validité des élections, et finalement, l’armée « suggérant » à Evo Morales de démissionner.

La chute du gouvernement fédéral, en décembre 2018, ainsi que le résultat des élections du 26 mai ont produit une nouvelle crise politique d’envergure. La formation d’un nouveau gouvernement fédéral est dans une impasse totale. Marc Uytendaele, constitutionnaliste, et Vincent de Coorbyter, analyste politique, estiment que la Belgique traverse la « pire crise depuis des décennies » et ajoutent qu'il s'agit également d'une « crise existentielle ». Ils font ici référence à la menace qui pèse sur la pérennité de l'État fédéral belge sous sa forme actuelle, ou sous une autre forme.