La joie a envahi les rues des villes d’Algérie, lundi, après l’annonce tant attendue : Bouteflika renonce à briguer un cinquième mandat. C’est une grande victoire pour le mouvement de masse qui s’est développé depuis le milieu du mois de février.

Les frappes américaines, françaises et britanniques contre la Syrie, samedi, sont censées avoir détruit des installations liées à la production d'armes chimiques. Quoi qu'il en soit, les installations visées avaient été préalablement évacuées. Le gouvernement russe avait été prévenu de ces frappes, de façon précise, et en avait lui-même informé le gouvernement syrien.

Depuis la fin du mois de janvier, l’armée turque mène une offensive contre les forces kurdes présentes à Afrin, dans le nord-ouest de la Syrie. Cette opération, cyniquement baptisée « Rameau d’olivier », se déroule avec la passivité complice des grandes puissances.

Le 20 janvier, l’armée turque a engagé une offensive contre les Kurdes des Forces Démocratiques Syriennes (FDS), dans la région d’Afrin (nord-est de la Syrie). Pendant la guerre civile syrienne, les FDS ont pris le contrôle de presque toute la frontière turco-syrienne. C’est ce que ne pouvait accepter le gouvernement turc d’Erdogan, qui livre une guerre féroce aux Kurdes de Turquie.

 

Mercredi 6 décembre, le président américain Donald Trump a déclaré qu’il reconnaîtrait officiellement Jérusalem comme capitale d’Israël. Cela montre la nature réelle des soi-disant pourparlers de paix. Dans un discours prononcé à la Maison-Blanche, Trump a déclaré : « J’ai décidé qu’il était temps de reconnaître officiellement Jérusalem comme la capitale d’Israël. Alors que les précédents présidents en faisaient une promesse de campagne électorale, ils ont échoué à la tenir. Aujourd’hui je tiens cette promesse. Elle marque le début d’une nouvelle approche du conflit entre Israël et les Palestiniens. »

Dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, la marine américaine a lancé une série d’attaques de missiles sur la base aérienne de Shayrat, dans la province de Homs, en Syrie. Sept personnes auraient été tuées et plusieurs avions de combat auraient été détruits ou endommagés.

Les images de Syriens victimes de bombardements, à Alep, suscitent l’indignation sincère des peuples du monde entier. Dans les grands médias, par contre, elles font surtout couler des larmes de crocodiles. Les journalistes et politiciens qui se succèdent sur les plateaux de télévision, ces derniers jours, pour condamner solennellement le bombardement d’Alep-Est, ne disent pas un mot des victimes innocentes de l’offensive en cours à Mossoul – ou encore de la guerre ignoble que le régime saoudien mène au Yémen.

La « conférence de paix » pour la Syrie – qui devait se tenir en février – s’est effondrée avant même de commencer. Sur le terrain, la guerre a pris une nouvelle tournure depuis l’entrée de la Russie dans le conflit. Le régime de Damas, qui était en grande difficulté, est passé à l’offensive et a coupé l’une des principales voies de ravitaillement des rebelles depuis la Turquie. Soumis dans le même temps à la pression de l’État Islamique (EI), les rebelles sont au bord de l’effondrement. Le régime a aussi gagné un peu de terrain face à l’EI, notamment au nord d’Alep.

Tout au long de l’année, des centaines de milliers de personnes dans le sud-est de la Turquie ont vu leurs maisons et leurs quartiers détruits par les attaques barbares et indiscriminées des forces armées turques. Des centaines de gens innocents ont été emprisonnés et des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants ont été assassinés au cours d’une guerre civile sauvage menée par le régime d’Erdogan contre le peuple kurde de Turquie.

L’attentat qui a frappé une manifestation pour la paix à Ankara, le 10 octobre dernier, a fait plus d’une centaine de morts et plusieurs centaines de blessés. C’est l’attaque terroriste la plus meurtrière de l’histoire de la Turquie. Comme si cela ne suffisait pas, immédiatement après l’attentat, la police a reçu l’ordre de charger les manifestants avec des grenades lacrymogènes et des canons à eau. Quelques heures après, le premier ministre a accusé les manifestants d’avoir organisé eux-mêmes l’attentat pour inciter la population à se soulever contre l’Etat.

Les résultats des élections de dimanche dernier, en Turquie, et la nette défaite de l’AKP, parti du président Recep Tayyip Erdoğan, témoignent d’un changement qualitatif dans la situation du pays, ce qui aura des conséquences pour l’ensemble du Moyen-Orient.

Depuis le 26 mars, des chasseurs saoudiens bombardent des cibles stratégiques au Yémen : grands axes routiers et infrastructures clés. Mi-avril, on dénombrait déjà plus de 500 morts et 1700 blessés. L’Arabie Saoudite est appuyée par une large coalition de pays sunnites, dont l’Egypte, ainsi que par les membres du Conseil de Coopération du Golfe (1), à l’exception de l’Oman.

(Cet article date du 9 octobre)

Les forces de l’Etat Islamique (EI) harcèlent la ville de Kobané, à la frontière turco-syrienne. Des milliers de Kurdes sont passés en Turquie dans le but d’en rapporter des armes et des fournitures. Mais l’armée turque, à la frontière, les en empêche. Sous les yeux du monde entier, la population de Kobané est menacée d’un effroyable bain de sang.

Fin août, une intervention militaire des Etats-Unis et de la France contre la Syrie semblait imminente, annoncée comme telle par les gouvernements américain et français. Hollande et Fabius étaient bien plus virulents qu’Obama. Il fallait "punir" le régime syrien pour l’utilisation d’armes chimiques.

Le grand essor des révolutions dans le monde arabe a attisé les tensions pour le contrôle de la région stratégique du Moyen- Orient et de ses ressources énergétiques. Ces forces sont aussi à l’œuvre pour avorter et faire dérailler les processus révolutionnaires.

tahrirMorsi a été renversé. Une fois de plus, le magnifique mouvement des masses a montré au monde entier le vrai visage du peuple égyptien. Cela prouve que cette révolution, dont beaucoup pensaient – y compris à gauche – qu’elle s’était embourbée, conserve toujours d’immenses réserves sociales. Contrairement à la propagande qui présente la chute de Morsi comme un « coup d’Etat », il s’agissait d’une authentique insurrection populaire d’envergure nationale.

Le régime de Bachar el-Assad est confronté à de nombreuses milices armées et financées par plusieurs puissances étrangères, dont principalement l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie.

Début août, des dizaines de milliers d’Egyptiens ont réinvesti les rues du Caire et de la célèbre place Tahrir. Cette mobilisation, la plus importante depuis la chute de Moubarak, marquait une nouvelle étape du processus révolutionnaire.

La vague révolutionnaire qui a déferlé à travers l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, renversant ou ébranlant les régimes en place, a été vécue comme une catastrophe par les puissances impérialistes.

La résolution 1973 des Nations Unies est, de facto, une déclaration de guerre contre le régime de Kadhafi. Dans le langage hypocrite et mensonger des grandes puissances qui contrôlent l’ONU, cette nouvelle intervention militaire serait motivée par des considérations démocratiques et humanitaires.

Cette semaine, des manifestations ont été organisées pour protester contre le blocus de Gaza et la politique criminelle de l’impérialisme israélien. Unité Socialiste appelle à y participer . Il y aura plus des manifestations la semaine qui vienne et on va a en informer.

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