Ces derniers mois, un mouvement mondial pour le climat a amené beaucoup de personnes - et principalement des jeunes - dans la rue. En Belgique, le mouvement a démarré et pris de l’ampleur assez rapidement. Le 20 septembre, nous étions ainsi 15 000 à Bruxelles (et 4 000 000 dans le monde), alors qu’il n’y avait eu aucune implication massive des jeunes depuis les grèves de 96 dans l’enseignement, c’est-à-dire aucune mobilisation de la nouvelle génération qui est actuellement dans les rues.

Ce mouvement tient un discours de plus en plus radical par rapport aux idées dominantes : des idées et slogans anticapitalistes sont repris (« change the system not the climate »), ainsi que des appels internationalistes (comme l’appel à une « global strike ») ; cela est très positif.

Qu’y a-t-il dans la loi climat telle que proposée à la Chambre ? L’inscription d’objectifs de court terme et de long terme, ainsi que la création de nouvelles institutions (une agence interfédérale pour le climat, un comité permanent d’experts).

« The ocean is rising, and we are too » (Le niveau des océans monte et notre colère aussi), pouvait-on lire sur une pancarte lors de la récente grève des jeunes pour le climat à Londres. Des jeunes partout dans le monde battent le pavé pour s’attaquer à l’enjeu le plus crucial de notre époque : la catastrophe climatique imminente.

En Belgique, le mouvement lycéen et étudiant commence à s’organiser. Des AG se font dans de nombreuses villes, d’abord pour structurer le mouvement ensuite pour discuter des revendications. C’est une bonne chose. En Suisse le mouvement c’est organisé plus vite que chez nous. Qu’est-ce qu’on peut en apprendre ? Une contribution d’un lycéen de Genève.


Pour une grève générale des étudiants et des travailleurspour le climat !

Les grèves et manifestations lycéennes ont secoué le monde politique. Mais pour imposer une transition énergétique il faut plus. Nous pensons qu’il est temps de penser à une grève générale des étudiants et des travailleurs pour bloquer l’économie.

L’article suivant a été écrit par la section britannique de la Tendance Marxiste International en 2010, traduit au français en janvier 2019 à l’occasion de la grève du climat.

Pour beaucoup de gens, l’idée d’un changement révolutionnaire dans la société semble être une chimère qui ne sera jamais possible de leur vivant. À cet égard, Trotski a développé l’idée du  » Programme de transition  » : un ensemble de revendications qui pourraient faire passer la société de notre situation actuelle sous le capitalisme à notre objectif final du socialisme international. À quoi ressemblerait un tel programme de transition pour l’environnement ? Quelles revendications les socialistes devraient-ils formuler à l’égard du changement climatique ? Dans cet article, nous tentons d’esquisser un tel programme.

La conférence mondiale de Paris sur le climat s’est terminée le 12 décembre. Elle avait pour objectif principal de maintenir sous la barre des 2 °C la hausse de la température mondiale, entre aujourd’hui et la fin du siècle. Sur ce point, nous notons d'ores et déjà un premier faux pas : l’accord parle de « s’efforcer de limiter l’augmentation à 1,5 degré ».

Le scandale déclenché par les révélations sur les manipulations des niveaux de gaz polluants sur plus de 11 millions de véhicules diesel a profondément ébranlé la multinationale Volkswagen.