Le destin posthume du dirigeant communiste Antonio Gramsci (1891-1937) est un cas flagrant d’embaumement de la pensée politique d’un marxiste révolutionnaire. Très rares sont ceux qui le critiquent, y compris parmi les réformistes les plus acharnés. En Italie, à partir de la Deuxième Guerre mondiale, la bureaucratie stalinienne du Parti Communiste Italien (PCI) a utilisé Gramsci pour justifier chaque tournant à droite de sa politique, y compris le « Compromis historique », c’est-à-dire l’alliance du PCI avec la Démocratie Chrétienne, prônée à l’apogée de la lutte des classes des années 1970.

Les dernières années ont vu un renouveau de la lutte contre l’oppression des femmes à une échelle internationale. Des mouvements pour le droit à l’avortement en Irlande, en Argentine et en Pologne, la marche mondiale des femmes contre Trump, la grève féministe en Espagne : une nouvelle génération entre sur la scène politique et souhaite lutter contre les inégalités et la violence auxquelles les femmes restent confrontées. Ces jeunes veulent changer profondément la société, et cherchent les idées pour y arriver.

Parmi les arguments souvent avancés par les (ex-)staliniens et les réformistes contre le marxisme, il en est un qui occupe une place particulière : une « révolution mondiale » serait utopique car, nous dit-on, « la révolution ne peut pas éclater dans tous les pays en même temps » ! Un argument imparable ?

Des dirigeants de plusieurs partis de la « gauche radicale », notamment en Europe, se réclament d’un « populisme de gauche ». C’est le cas de dirigeants de Podemos, en Espagne, mais aussi de dirigeants de la France insoumise. En Belgique des dirigeants du PS comme Paul Magnette ou des syndicalistes de la FGTB y font référence. Parmi les intellectuels qui ont tenté de donner un fondement théorique au « populisme de gauche », Ernesto Laclau et Chantal Mouffe occupent une place centrale.

Nous publions ci-dessous de larges extraits d’un article publié récemment par nos camarades de Lucha de clases, section espagnole de la Tendance Marxiste Internationale. Il s’agit d’une analyse marxiste – et critique – des idées de Mouffe et de Laclau.

Aujourd’hui, c’est exactement le 170ème anniversaire de la publication du Manifeste Communiste. Rares sont les livres qui ont autant marqué l’histoire et le destin de l’humanité. A l’occasion de cet anniversaire nous republions un article d’Alan Woods rédigé lors des 150 ans du Manifeste.

Article écrit par nos camarades de la Tendance Marxiste Internationale au Québec.

Il y a 150 ans, Karl Marx, le fondateur du socialisme scientifique, publiait son opus magnumLe Capital. Cet ouvrage colossal représente l’aboutissement des recherches de Marx sur les mécanismes fondamentaux du système capitaliste. Cent cinquante ans après Le Capital, à l’heure où les économistes libéraux échouent lamentablement à comprendre comment le développement du capital a pu mener l’économie capitaliste au bord du gouffre, les idées de Marx – qui étaient perçues jusqu’à récemment par bien des « intellectuels » bien-pensants comme désuètes, archaïques – ressurgissent et montrent toute leur actualité.

La crise du capitalisme a ouvert une période de questionnement et de mouvements de masse tout autour du globe. Des Indignados espagnols aux manifestations à la place Syntagma en Grèce, en passant par Nuit Debout en France, la jeunesse se lève et tente de défier le système capitaliste. Nous avons également vu, au cours des dernières années, de nombreux mouvements de masse contre les multiples formes d’oppression que les différentes couches de la classe ouvrière subissent sous le capitalisme.

L’allocation universelle (AU) , un revenu de base inconditionnel offert aux citoyens, a fait sa place dans le discours économique des dernières années, trouvant des défenseurs autant au sein de la droite que de la gauche, qui y voient une solution aux symptômes et aux maux qui affligent le capitalisme frappé par la crise. Tradcution de l'article d''Adam Booth, Universal basic income: utopian dream or libertarian nightmare ?  (In Defence of Marxism).

Vous trouverez ici le document audio d'une présentation par Vincent R. Beaudoin, militant à La Riposte socialiste (section francophone-candienne de la TMI), consistant en une introduction à la théorie économique marxiste.

Cet article fut originalement publié le 12 mars 2014 sur le site web de nos camarades britanniques de la Fédération étudiante marxiste (Marxist Student Federation).

Les idées du féminisme ont traditionnellement trouvé un soutien dans les universités, et ces idées bénéficient actuellement d'un regain de popularité parmi les étudiant-es. À une époque où les idées du marxisme trouvent également un écho croissant dans le mouvement étudiant, quelle attitude les marxistes prennent-ils envers les différentes idées féministes? Jusqu'où ces écoles de pensée sont-elles compatibles? Quels sont les points de désaccord entre elles? Et qu'est-ce que cela signifie que de s'appeler une « féministe-marxiste » ?

La crise mondiale qui a éclaté en 2008 est un tournant de l’histoire, comme le fut la crise de 1929. Elle a et aura de conséquences colossales de différentes natures : sociales, politiques, diplomatiques, militaires – mais aussi idéologiques. A gauche, les eaux stagnantes des vieux programmes réformistes seront balayées par une radicalité nouvelle. Face au chaos du « libre marché », l’objectif de socialiser et planifier l’économie au profit du plus grand nombre occupera une place de plus en plus importante dans les débats du mouvement ouvrier. Ce processus idéologique adoptera différents rythmes et formes, suivant les pays. Mais partout il trouvera sa voie. Comme l’écrivait Victor Hugo : « Rien n’est plus puissant qu’une idée dont l’heure est venue ».

Le principe de l’égalité des sexes a finalement été inscrit dans la constitution belge en 2002, assez tardivement en comparaison des pays voisins. Malgré cela, discrimination salariale et sexisme sont toujours un lot quotidien pour la majorité des femmes. Comment mettre fin à l’oppression des femmes ?

Lors du Jeudi du Marxisme du 21 mai, Annick Hebrant a fait un exposé à propos de la justice de classe. Vous trouverez le lien vers l'enregistrement audio ci-dessous.

Ce texte, écrit en octobre 2014, est la préface à la nouvelle édition mexicaine de L'impérialisme, stade suprême du capitalisme (Lénine).

Les idées de Marx n’ont jamais été aussi pertinentes qu’aujourd’hui. C’est ce que prouve, à elle seule, la soif de théorie marxiste qui existe de nos jours. Dans cet article achevé en juin 2013, Alan Woods s’intéresse aux principales idées de Karl Marx et à leur pertinence face à la crise actuelle.

Nous publions ci-dessous l’analyse de la situation mondiale de la Tendance Marxiste Internationale (TMI). Il s’agit d’un projet de document qui servira de base à la discussion et sera amendé et soumis du congrès mondial de la TMI qui se tiendra cet été.

La revue 'Révolution' organise une série de rencontres mensuelles pour discuter de différents aspects de la théorie marxiste et de l’histoire du mouvement ouvrier. Loin d'être un exercice académique abstrait, la théorie marxiste est avant un guide ppur l'action, pour changer la société. Voici la première partie de notre programme de discussion. Les discussions auront lieu au Pianofabriek, Rue du Fort 35 à 1060 Bruxelles dans la salle Casablanca II.

Ce texte a été rédigé par les marxistes britanniques Rob Sewell et Alan Woods, au début des années 1970. En le traduisant, nous avons conservé les références à l’économie anglaise, comme par exemple les noms des entreprises capitalistes britanniques. Seule exception : dans les exemples faisant intervenir des valeurs monétaires, nous avons remplacé la livre sterling par l’euro, de façon à ce que la démonstration soit la plus claire possible.

La question de l'Etat a toujours été une question fondamentale pour les marxistes. C'est le thème central de certains textes les plus importants du marxisme comme l'Origine de la famille, de la propriété privée et de l'Etat par Frédéric Engels et le 18 Brumaire de Louis Bonaparte par Marx. Mais la meilleure explication de l'essence de la théorie marxiste de l'Etat se retrouve dans l'Etat et la Révolution de Lénine, un des écrits politiques les plus importants du 20e siècle.