Après avoir remporté les élections du 20 septembre, Tsipras affirme qu’il dispose désormais d’un mandat pour continuer la politique engagée cet été – c’est-à-dire une politique d’austérité drastique dictée par la troïka. Pourtant, sa coalition gouvernementale (Syriza-ANEL) a perdu 416 000 voix depuis les élections de janvier.

Dans la nuit du 14 au 15 juillet, le parlement grec a adopté un paquet législatif contenant toutes les « mesures préalables » exigées par la troïka. Ce vote a provoqué des grèves, des manifestations, la rébellion de 38 députés de Syriza et l’opposition de la majorité des membres du Comité Central. Tsipras y a survécu mais a dû s’appuyer, au parlement, sur les voix des partis qui avaient mis en œuvre les précédents Mémorandums – auxquels Syriza s’était opposé.

L'accord imposé à la Grèce dans les premières heures du 13 juillet, après une nuit entière de sommet européen, ne peut être décrit que comme une capitulation humiliante. La Grèce a, dans les faits, abandonné sa souveraineté à la Troïka en échange d'aides financières conditionnelles et de vagues promesses d’envisager, plus tard, une restructuration de la dette (mais pas son annulation). Cet accord ne fonctionnera pas. Il va détruire politiquement Tsipras et Syriza et plonger encore plus la Grèce dans la récession. De plus, il a révélé des fractures profondes au sein de l'Union Européenne.

La crise grecque approche de son dénouement. C’est un moment charnière pour les travailleurs de Grèce et de toute l’Europe. En janvier dernier, les élections ont été remportées par un parti qui a promis d’en finir avec l’austérité, responsable de la ruine du pays. La victoire de Syriza a suscité beaucoup d’espoir à travers l’Europe. Précisément pour cette raison, les dirigeants politiques de Bruxelles et Berlin ont décidé d’écraser le nouveau gouvernement grec, de l’humilier, de saboter son action – et finalement de le renverser.

L’heure est à l’action décisive. Ce référendum ne peut pas être gagné seulement dans les urnes. Il doit l’être à travers la lutte des classes dans les rues, les entreprises et les quartiers. Des manifestations sont déjà organisées. Elles doivent être une démonstration de force contre la troïka.

Le gouvernement grec a répondu aux exigences de la troïka par de nouvelles propositions, en fait de nouvelles concessions. Non seulement il a dû renoncer à des éléments substantiels de son programme électoral, mais les fameuses « lignes rouges » ont été franchies.

Les discussions interminables entre la Grèce et la troïka, qui ont commencé au lendemain de l’élection du 25 janvier, sont dans l'impasse. Aucune solution négociée n’est en vue. Cette situation a accéléré la vague actuelle de retraits bancaires – ce qui, en retour, précipite l’heure du dénouement. La troïka resserre l’étau autour de sa proie ; si celle-ci ne parvient pas à s’en dégager, elle sera asphyxiée.

L’arrivée de Syriza au pouvoir a suscité un immense espoir – en Grèce bien sûr, mais aussi dans toute l’Europe. Pour la première fois depuis le début de la crise, un parti se déclarant opposé à l’austérité a remporté les élections. Le programme électoral de Syriza – le « programme de Thessalonique » – comprenait toute une série de mesures sociales d’urgence visant à soulager les souffrances des Grecs les plus pauvres et à revenir sur les mesures réactionnaires des gouvernements précédents : augmentation du salaire minimum, restauration des conventions collectives, embauches massives de fonctionnaires, etc.

Alan Woods passe au crible les premières semaines du gouvernement de Syriza et son bras de fer avec la Troîka.

Le Comité Central (CC) de Syriza s’est réuni les 28 février et 1er mars derniers, au lendemain de l’accord avec l’Eurogroupe. La principale opposition interne, la « Plateforme de gauche » du ministre Lafazanis, a présenté un amendement critiquant l’accord.

La lettre du gouvernement grec à l’Eurogroupe, détaillant les mesures qu’il s’engage à mettre en œuvre en contrepartie de l’accord conclu vendredi, révèle l’ampleur des reculs consentis par rapport au programme de Syriza. Cela a provoqué un déluge de protestations au sein du parti.

La lettre du gouvernement grec à l’Eurogroupe, détaillant les mesures qu’il s’engage à mettre en œuvre en contrepartie de l’accord conclu vendredi, révèle l’ampleur des reculs consentis par rapport au programme de Syriza. Cela a provoqué un déluge de protestations au sein du parti.

Tsipras et son ministre des finances, Varoufakis, ont fait le tour des capitales européennes dans le but de rassembler des soutiens pour leur politique de renégociation de la dette, mais n'ont rencontré qu'une franche hostilité.

La dernière réunion du Comité Central (CC) de Syriza a abouti à l’adoption d’un Code de Conduite des candidats aux élections législatives, ainsi que de la liste des candidats et de son orientation. Seule la Tendance Communiste a voté contre les candidats proposés et cette orientation. La liste incluait des candidats de DIMAR (Gauche Démocratique), un parti de centre-gauche issu d’une scission de droite de Syriza. Ce parti était une composante fondatrice du gouvernement de coalition formé au lendemain des élections de 2012.

En Grèce, les sondages annoncent la victoire du parti de la « gauche radicale », Syriza, lors des élections législatives de fin janvier. Pour dissuader le peuple grec de s’engager dans cette voie, un chœur de politiciens, de banquiers et de journalistes répète chaque jour qu’elle mène au « chaos ». Et pour joindre l’acte à la parole, les capitaux commencent à quitter le pays, la Bourse d’Athènes s’affole et les taux d’intérêts sur la dette augmentent.

répressiongrèceA la mi-septembre, le mouvement de grève le plus important depuis les élections d’été 2012 commençait en Grèce. Les professeurs du secondaire, les médecins, les employés de la sécurité sociale et les salariés de l’administration des universités ont marqué une véritable révolte du secteur public, alors que des luttes dans le privé se déroulaient aussi. Les provocations fascistes ont augmenté en parallèle.  

 

nazi greekL’arrestation de dirigeants d’Aube Dorée a sûrement été accueillie avec satisfaction par les antifascistes et militants de gauche, non seulement en Grèce, mais aussi dans toute l’Europe. Cependant, pour les communistes et tous les militants du mouvement ouvrier, il est nécessaire de comprendre à la fois les raisons de ce coup de filet et les scénarios qui s’ouvrent maintenant dans le pays.

En Grèce le rappeur antifasciste de 34 ans, Pavlos Fyssas a été poignardé à mort par un membre de l’organisation fasciste Aube Dorée. Les derniers jours des attaques violentes de la part de membre d’Aube Dorée ont visé des rivaux politiques et des militants communistes. Nous publions l’appel de la Tendance Communiste de SYRIZA. 

Une bataille décisive oppose les travailleurs du secteur public et le gouvernement cette semaine. Elle nous montrera les limites de l’endurance d’un gouvernement affaibli après un été très agitée (occupation de l’ERT, sortie de la «Gauche démocratique» du gouvernement), ainsi que le potentiel d’une nouvelle vague de mobilisations populaires. 

Le gouvernement de coalition tripartite grec — Nouvelle Démocratie, Pasok, Gauche Démocratique — a conclu un accord sur la prochaine série de réductions des dépenses d’un montant total de 11,5 milliards d’euros qui doit être présenté au Parlement.

Les sacrifices que la « troika » (BCE, UE, FMI) impose au peuple grec, avec la complicité du gouvernement de Papademos, mènent le pays tout droit vers une explosion révolutionnaire.

Le drame grec s’intensifie de jour en jour et d’heure en heure, menaçant la stabilité de toute l’Union Européenne. Mardi, le gouvernement de Papandréou a obtenu un vote de confiance, au Parlement, pendant qu’à l’extérieur du bâtiment des dizaines de milliers de gens criaient : « Voleurs ! Voleurs ! » Leur colère n’est pas seulement dirigée contre les mesures d’austérité, mais aussi contre les politiciens en général.

La panique s’empare de nouveau des dirigeants européens. Leur dernière recette, pour trouver de l’argent, consiste à privatiser à une échelle massive. Le gouvernement espagnol vend les bijoux de famille. Il veut privatiser la loterie nationale et des aéroports.

Le 16 septembre dernier, la droite au pouvoir, en Grèce, a gagné les élections législatives avec une courte majorité. Nouvelle-Démocratie (ND), le parti du Premier Ministre Costas Caramanlis, a remporté 152 des 300 sièges du Parlement.

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