Voici le texte du tract distribué au rassemblement de solidarité avec le peuple grec.

Les banquiers et les oligarques craignent la contagion du ‘virus SYRIZA’

SYRIZA doit rester ferme et ne pas faire de concessions à la Troïka

Luttons contre l’austérité avec une politique de rupture avec le capitalisme

gotohelltroikaL’arrivée au pouvoir de SYRIZA fait peur aux oligarques et aux banquiers européens. Ils craignent un gouvernement qui veut mettre fin à l’austérité. Celui-ci donne de l’espoir aux travailleurs et aux jeunes partout sur le continent. Les premières mesures annoncées comme l’augmentation du salaire minimum, le rétablissement des conventions collectives, l’arrêt des privatisations, le réengagement des travailleurs des services publics licenciés illégalement, un 13e mois pour les pensions les plus basses, l’électricité gratuite pour les plus pauvres, etc. ont soulagé et satisfait de nombreux Grecs. Le gouvernement semble tenir bon face au chantage de la BCE, et au sabotage économique.

Changement radical Ces mesures supposent un changement radical dans les politiques et les attaques menées par les gouvernements de droite et de la social-démocratie. Toutes ces mesures font partie du programme électoral de SYRIZA avec lequel il a presque obtenu la majorité.

Déjà avant les élections les capitalistes grecs et internationaux organisaient la fuite des capitaux et la chute de la bourse grecque pour dissuader les électeurs de voter pour le changement. Maintenant on voit comment encore aujourd’hui des institutions non élues comme la Banque Centrale Européenne font du chantage au gouvernement grec démocratiquement élu. Voici la véritable nature de la démocratie ‘bourgeoise’ : voter pour qui vous voulez, mais nous les riches et les nantis continuerons à dicter la politique. La démocratie s’arrête ou les intérêts des capitalistes commencent.

Négociations Au même moment quand Tsipras annonce ces mesures contre l’austérité et la crise humanitaire il amorce des négociations avec l’Eurogroupe pour rendre la dette publique grecque viable par le biais d’un ‘programme relais’. Le remboursement de la dette, plus de 7 milliards d’euros pour fin mars et 22 milliards pour fin 2015 ne laisse guère de marge pour l’application des mesures anti-austérité du gouvernement. Encore moins pour satisfaire les besoins populaires urgents comme le chômage, la pauvreté et l’exclusion.

En soi il n’y a rien de mal à vouloir négocier avec ses créditeurs. Ni même d’essayer de jouer les uns contre les autres. Mais il ne faut pas surestimer l’importance de ce genre de manœuvres. Ces jeux diplomatiques ne vont pas résoudre les problèmes fondamentaux des travailleurs en Grèce. Tout l’effort du gouvernement de SYRIZA en Europe et sur la scène internationale doit porter sur la sensibilisation et la mobilisation les masses contre leurs gouvernements pour obtenir l’annulation de la dette. Plus important encore est que le gouvernement de SYRIZA doit dès maintenant désarmer ses ennemis économiques et financiers.

Désarmer la Troïka On ne peut pas laisser les banques aux mains de ces bandits qui organisent avec les gouvernements de l’UE le sabotage de la volonté populaire. La première mesure à prendre à cet égard est donc la nationalisation du secteur banquier et financier sous le contrôle populaire en Grèce. Toutes les banques devraient être réunies dans une grande banque publique qui garantirait d’un côté tous les dépôts des travailleurs et leurs familles. D'un autre côté, cette banque servirait comme levier financier, non de la spéculation, mais du développement économique du pays. Ce ne serait là que le premier pas dans une politique de rupture avec le capitalisme. Car il n’est pas possible d’obtenir la fin de l’austérité sans mettre fin au capitalisme. La socialisation (nationalisation sous contrôle démocratique de la population) des grands leviers économiques et la planification de l’économie pour la satisfaction des besoins sociaux et écologiques s’imposent. Si le gouvernement de SYRIZA tente de rompre avec le capitalisme, il sera tout d’abord saboté par son ‘allié’ au gouvernement, le Grec Indépendants (ANEL). Ensemble avec les ministres qui en réalité soutiennent le Mémorandum ils représentent le maillon faible de ce gouvernement. Il faudra les éjecter  du gouvernement pour pouvoir aller jusqu’au bout dans le bras de fer avec l’UE et les oligarques.

*Défendons le gouvernement de SYRIZA contre les attaques des capitalistes grecs et internationaux.

* SYRIZA doit rester ferme dans l’application intégrale de son programme anti-austérité.

* Pas de confiance dans les négociations avec l’Eurogroupe pour desserrer l’étau autour des finances du gouvernement grec.

* Pour la nationalisation immédiate des banques et du secteur financier pour protéger les dépôts de travailleurs et leurs familles, pour affaiblir les saboteurs économiques et pour financer le développement du pays.

* Pour la socialisation de leviers économiques principaux sous le contrôle démocratique populaire.

* Pour une conférence internationale des syndicats, organisations de gauche, etc., pour établir un plan de mobilisation en soutien à SYRIZA.

Révolution/Vonk est la section belge de la Tendance Marxiste Internationale (TMI). En Grèce la TMI est représentée par Epanastasi (Révolution), la Tendance Communiste de SYRIZA.  Pour plus d’info lisez notre site web en Belgique : www.unitesocialiste.be et en Grèce www.marxismos.com. Contactez-nous à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou 0479/25.77.35.

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