L’agression impérialiste contre le Venezuela suscite des discussions, à gauche, sur la révolution qui s’est développée dans ce pays à partir de la victoire électorale d’Hugo Chavez, en 1998.

Pour clarifier cette question, nous republions ci-dessous l’excellent article d’Alan Woods, rédigé en mai 2004, qui était une réponse aux positions sectaires, ultra-gauchistes, d’un certain nombre d’organisations se réclamant du marxisme.

Le 29 décembre, le rial iranien a atteint un niveau historiquement bas par rapport au dollar, déclenchant une grève des bazars à Téhéran. Des manifestations massives dans les rues principales scandaient les slogans : « Fermez, fermez ! », « Mort au dictateur ! », « Mort aux prix élevés ! » et « Ceci est le dernier message ; la cible est l'ensemble du régime ».

L'enlèvement de Nicolas Maduro et la conférence de presse qui a suivi, donnée par Donald Trump et Marco Rubio, constituent une déclaration de guerre contre l'Amérique latine et une menace directe contre les gouvernements réformistes élus en Colombie et au Mexique. 

L'impérialisme consiste principale-ment en une domination écono-mique de certains pays par d'autres. Il passe par une domination financière, commerciale ou militaire. Mais, depuis quelques décennies, se développe une autre forme d'exportation : celle du coût écologique. Cet impérialisme vert procède par une externalisation des dégâts écologiques à long terme. Cela permet aux classes dirigeantes de prétendre à un progrès écologique local, tout en montrant du doigt les autres pour l'aggravation globale du climat.

Le week-end dernier, deux manifestations ont été organisées à Bruxelles pour exprimer la solidarité envers le peuple vénézuélien et protester contre l'agression impérialiste des États-Unis. La première a eu lieu le samedi 3 janvier, quelques heures après l'annonce du bombardement du Venezuela par l'armée américaine, qui a tué des dizaines de militaires et de civils, et permis l’enlèvement de Nicolas Maduro, un chef d'État en exercice. Organisée depuis les réseaux sociaux par différents groupes de solidarité, elle a rassemblé environ 200 personnes devant l'ambassade du Venezuela. Notre campagne “Hands Off Venezuela”/”Pas touche au Venezuela” était présente. À cette occasion, un appel à une action plus importante a été lancé par Vrede, CNAPD et Intal pour le lendemain devant l'ambassade des États-Unis.

La criminelle intervention militaire contre le Venezuela et l’enlèvement de son président sont la première manifestation pratique de la nouvelle « Stratégie de Sécurité Nationale » américaine. Washington est déterminé à défendre son emprise sur l’hémisphère occidental (qu’il considère comme sa chasse gardée) et à en expulser tous les « acteurs non-hémisphériques », à commencer par la Chine.

Cette nuit, à 2 heures (à Caracas), l’impérialisme américain a lancé une attaque criminelle sur le sol vénézuélien. On rapporte six grandes explosions à Caracas, la capitale. D’autres frappes ont touché El Higuerote, Miranda, La Guaira et Aragua. Des hélicoptères américains ont survolé Caracas. Trump a annoncé l’enlèvement de Nicolas Maduro et de son épouse, qui ont été exfiltrés du Venezuela. Ceci a été confirmé par Delcy Rodriguez, la Vice-présidente du Venezuela. Voilà ce qu’on sait à cette heure.

Huit prisonniers politiques emprisonnés pour avoir « commis le crime » de lutter contre le génocide à Gaza ont été affamés et laissés pour compte par l'État britannique. S'ils meurent, la responsabilité en incombera au gouvernement Starmer et au système qu'il défend. Libérez les 24 de Filton ! Enfermez les vrais terroristes !

La COP 30 s’est tenue du 10 au 21 novembre dernier à Belém, au cœur de l’Amazonie brésilienne. Dix ans après l’accord de Paris, l’objectif que le réchauffement reste en dessous des +1,5°C est déjà dépassé. La conférence s’est pourtant achevée sans adopter aucune perspective concrète de sortie des énergies fossiles, alors même qu’il s’agissait officiellement du thème central de cette édition.

Alors que Trump tente de gérer le déclin de l'impérialisme américain sur la scène mondiale par une escalade des guerres commerciales, certains de ses plus fidèles partisans en paient le prix et commencent à se retourner contre lui.

Dans un continuum déjà saturé de violences policières, les populations les plus précarisées de Namur connaissent depuis longtemps les risques d’insultes, de coups, d’humiliations et d’abus qui accompagnent trop souvent les rencontres avec la police, dans une ville où la gentrification des quartiers populaires s’accentue sans relâche. Si la récurrence de ces violences n’a malheureusement plus rien d’exceptionnel, le meurtre d’Adama Condé, 34 ans, jeune père d’origine guinéenne, marque un nouvel approfondissement du fossé qui oppose le prolétariat au bras armé du pouvoir bourgeois.

Au Chili, la troisième candidature du réactionnaire José Antonio Kast aura été la bonne : avec deux millions de voix de plus que Jeannette Jara, la candidate du Parti Communiste chilien, il a largement remporté la première élection présidentielle où l’inscription sur les listes électorales était automatique, et le vote obligatoire.

Le soir du mardi 9 décembre, un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) était confirmé dans l’élevage de deux frères installés aux Bordes-sur-Arize, en Ariège. Le lendemain, cet évènement avait déjà une portée nationale : venus de tout le pays, des centaines d’agriculteurs se rassemblaient devant la ferme en solidarité avec les deux éleveurs, mais aussi pour bloquer l’accès aux vétérinaires chargés d’abattre les 207 têtes qui composaient leur troupeau. En effet, pour limiter la diffusion du virus, les réglementations européennes imposent l’abattage du troupeau où se trouvent des animaux contaminés.

Depuis, des mobilisations paysannes ont éclaté dans de nombreuses villes et villages de France, notamment sous la forme de blocages d’axes routiers, tandis qu’une répression policière intense s’est abattue sur les manifestants rassemblés aux Bordes-sur-Arize. Après l’annonce de nouveaux cas en France et l’abattage de 3300 bovins, des appels à poursuivre et élargir le mouvement ont fleuri sur les réseaux sociaux, bien au-delà des seules organisations agricoles. Comment comprendre la situation – et quel programme pour répondre à la crise ?

La responsabilité de l’Etat

La dermatose nodulaire contagieuse est un virus intransmissible à l’homme, mais dangereux pour les bovins, pouvant aller jusqu’à la mort de l’animal. Pour les éleveurs, les symptômes de la DNC impliquent en outre une baisse de la production laitière, une altération de la peau et du cuir, et la perte de poids de leur bétail. Le virus peut donc avoir de lourdes conséquences économiques, bien que la consommation de produits issus d’animaux malades ne présente aucun risque pour l’homme.

La DNC se transmet par des piqûres d’insectes - les taons, les moustiques, et certaines espèces de mouches. L’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) précise que le virus « peut également se propager par contact direct entre animaux » mais ajoute que « cette voie reste secondaire ». C’est pourtant sur ce mode de contamination qu’insiste le ministère de l’Agriculture : un communiqué de presse en date du 12 décembre déroule longuement sur « le respect strict des interdictions et des restrictions de mouvements de bovins », par exemple dans le cadre de foires agricoles. Le même communiqué fait la morale aux éleveurs, écrivant carrément que « les manquements de quelques-uns sont susceptibles d’anéantir les efforts consentis par nombre d’agriculteurs depuis le début de l’épidémie. » 

En somme, l’Etat dit à ces exploitants : « Votre troupeau est malade ? C’est de votre faute… ou bien celle du voisin ! ». A la ville comme à la campagne, les travailleurs connaissent bien cette petite musique, qui nous appelle à « faire des efforts » et nous monte les uns contre les autres pendant que, vautrés dans l’opulence, les principaux responsables ne bougent pas le petit doigt.

En l’occurrence, l’Etat nie sa part de responsabilité dans la contamination à la DNC : pourtant, depuis le 15 octobre, le département des Pyrénées-Orientales ainsi qu’une partie de l’Aude et de l’Ariège sont intégrés à une « zone réglementée », qui implique une surveillance accrue des troupeaux, après la détection de foyers de DNC en Espagne. Depuis le 15 octobre, donc, les autorités savaient qu’un risque de DNC existait dans une zone qui incluait une partie de l’Ariège. 

Par ailleurs, dans un communiqué en date du 12 décembre, la Confédération Paysanne écrit « depuis plus d'un mois, la profession demandait l'élargissement de la vaccination pour l'ensemble des départements 09 [Ariège], 11 [Aude] et 66 [Pyrénées-Orientales]. » Mais le syndicat agricole ajoute que « cette demande consensuelle et responsable a essuyé un refus méprisant de la part du gouvernement » : la suite était courue d’avance. Dans ce même communiqué, la Confédération Paysanne rappelle que ce refus du gouvernement a reçu l’appui des dirigeants de la FNSEA, le syndicat majoritaire dans l’agriculture, intimement lié au grand patronat : son président, Arnaud Rousseau, est multi-millionnaire.

Enfin, le vendredi 12 décembre, la Chambre d’agriculture du Gers et une Intersyndicale – regroupant les Jeunes Agriculteurs, la Confédération paysanne et la Coordination rurale – ont déposé à la préfecture du Gers une proposition de protocole pour endiguer l’épidémie. Celui-ci préconise l’abattage ciblé des seuls animaux testés positifs, une surveillance hebdomadaire pendant quatre à six semaines, le renforcement du contrôle vétérinaire, une enquête sur l’origine de la contamination, ainsi que la mise en place d’une zone de protection et de surveillance renforcée de cinq kilomètres autour des foyers. Ce protocole préconise enfin et surtout : « une vaccination massive, rapide et efficace au-delà des zones réglementées ».

Lundi 15 décembre, Annie Genevard, la ministre de l’Agriculture, a pourtant affirmé maintenir l’abattage systématique des troupeaux et n’élargir la zone de vaccination dans le Sud-Ouest que de 600 000 à 1 million de bovins – une mesure très loin de constituer une vaccination massive. Et c’est précisément là que le bât blesse pour le gouvernement et la FNSEA : tous deux s’opposent à la généralisation de la vaccination pour des raisons purement économiques, liées à la protection des profits des grandes firmes agricoles. 

Abattage des troupeaux : une question de profits

Vacciner une grande partie – voire l’ensemble – du cheptel bovin français (près de 16 millions de têtes) reviendrait, selon eux, à reconnaître que le virus pourrait circuler dans n’importe quel élevage. La France risquerait alors de perdre son statut de « pays indemne » – c’est-à-dire officiellement exempt de certaines maladies animales – et ne pourrait plus exporter de bovins vivants, conformément aux directives européennes.

Or la France est le premier exportateur mondial d’animaux vivants. Chaque année, des millions de veaux naissent sur le territoire, sont envoyés en Espagne ou en Italie pour y être engraissés à moindre coût, avant de revenir en France pour y être abattus et consommés. L’ensemble de ce circuit est contrôlé par les grandes firmes de l’agro-industrie. Même lorsque les veaux sont élevés par de petits éleveurs, ils sont rachetés par ces groupes, qui décident ensuite des destinations, des volumes et des prix.

Pour ne pas avoir à enrayer cette logique absurde, uniquement dictée par la recherche du profit, le gouvernement préfère ordonner l’abattage massif et sans distinction des cheptels des petits exploitants, quitte à anéantir le travail de toute une vie. Ce faisant, le gouvernement des riches accomplit la tâche qui est la sienne : défendre les profits de l’agrobusiness. Comme le résume le Syndicat CGT des gardiens de troupeaux (SGT-CGT) : « Les abattages sans discernement se poursuivent pour sauvegarder les intérêts des grandes filières qui concentrent toujours plus les cheptels. »

Une colère très profonde

L’abattage d’un troupeau bovin dans un village d’Ariège aurait pu être traité comme un fait divers. Mais dès son annonce, les deux éleveurs ont reçu un soutien massif : des centaines d’agriculteurs se sont rassemblés devant leur ferme ; des blocages ont eu lieu dans toute la région, et même ailleurs en France ; les élèves – et les enseignants – des lycées agricoles de Pamiers (Ariège) et d’Auzeville-Tolosane (Haute-Garonne) ont bloqué leur établissement, appelant tous les élèves de l’enseignement agricole à faire de même, dans des vidéos qui cumulent plusieurs centaines de milliers de vues sur les réseaux sociaux.

La situation a pris une ampleur nationale, que certains commentateurs ne parviennent pas à expliquer. Ces messieurs ont l’air d’oublier que le monde agricole subit une tension colossale depuis des années. Rien qu’en 2024, plusieurs pays d’Europe – dont la France – ont connu de grandes révoltes de paysans. A l’époque de ces mobilisations, nous écrivions : « La masse des petits agriculteurs est écrasée par l’agro-industrie, la grande distribution et les banques. Elle est exposée à la concurrence internationale et aux aléas du changement climatique, lésée par un système de subventions qui favorise les plus gros exploitants, confrontée à une double inflation : celle des frais de production et celle des biens de consommation courante. »

Presque deux ans plus tard, il n’y a pas un mot à changer. Dans l’élevage bovin, le prix carcasse  - le prix moyen payé par l’abattoir à l’éleveur - ne cesse d’augmenter à cause de la hausse des coûts de production (alimentation animale, énergie, transports…) : en septembre dernier, il était 30 % plus haut qu’en 2024. Cela renforce la concurrence internationale entre éleveurs, et précarise davantage les petits exploitants. Bien sûr, la hausse du prix carcasse signifie aussi la hausse du prix de la viande en magasin : se nourrir correctement, avec des produits de qualité, est devenu un luxe.

La colère qui s’est exprimée après le 9 décembre a des causes plus profondes que l’abattage d’un troupeau en particulier, ou telle ou telle mesure sanitaire : elle exprime le ras-le-bol du monde paysan, après des décennies d’attaques en tous genres. 

Renverser le capitalisme

Les organisations du mouvement ouvrier doivent intervenir dans la lutte des agriculteurs sur la base d’un programme radical qui s’attaque à la racine des problèmes et permette d’unir les travailleurs et les paysans pauvres dans une lutte commune contre le capitalisme. Dans un texte de 1935 intitulé « Du plan de la CGT à la conquête du pouvoir », Léon Trotsky écrivait : « Tout le monde proclame la nécessité d’améliorer la situation des paysans, mais il y a beaucoup de malins qui voudraient préparer pour les paysans une omelette sans casser les œufs du grand capital. Cette méthode ne peut être la nôtre. » 90 ans plus tard, la situation est exactement la même : la crise de l’agriculture ne pourra être résolue que sur la base d’un programme d’expropriation et de nationalisation des banques, de l’énergie, de la grande distribution et des géants de l’agro-alimentaire – sous le contrôle démocratique des travailleurs eux-mêmes. 

Ceci suppose l’instauration d’un gouvernement des travailleurs, qui garantirait aux petits paysans des conditions de crédit, de production et de débouchés leur permettant de vivre dignement de leur travail, mais aussi une réelle prise en charge vétérinaire du bétail. Dans le même temps, un gouvernement ouvrier donnerait aux petits exploitants tous les moyens de se regrouper en coopératives agricoles, ce qui marquerait une étape dans la généralisation de l’agriculture collectivisée – laquelle démontrera sa supériorité sur la petite production privée. Pour en finir avec l’agrobusiness, la maltraitance des animaux et des agriculteurs, la malbouffe et la précarité, renversons le capitalisme !

Ce mercredi 10 décembre, la marine américaine a pris d’assaut et arraisonné un pétrolier qui se rendait depuis le Venezuela vers Cuba. Cet acte de piraterie est un nouvel épisode de l’agression impérialiste menée par les Etats-Unis contre le Venezuela. Depuis la fin de l’été, les forces armées américaines ont bombardé toute une série de bateaux dans les Caraïbes et le Pacifique, et tué plus de 80 personnes, qu’elles présentent – sans en apporter la moindre preuve – comme des trafiquants de drogue.

Voilà trois mois qu’en France, le 10 septembre, un mouvement né en dehors des structures traditionnelles du mouvement syndical et politique de gauche, a essayé de ‘tout bloquer’. A défaut de réussir à ‘tout bloquer’ il a fait suffisamment peur pour provoquer la chute du gouvernement Bayrou et son budget méga-austéritaire. Le mot d'ordre ‘bloquons tout’ a inspiré des centaines de milliers de personnes en France. La partie la plus combative du mouvement syndical l’a aussi rallié. Rapidement il devient LE mot d’ordre avec lequel s'identifie les franges les plus déterminées, les plus radicales de la jeunesse et de la classe travailleuse en Europe. En effet, pour lutter contre les gouvernements capitalistes, il faut arrêter la machine économique et faire peur à la classe capitaliste. Nous publions ici les impressions d’une camarade sur la signification de cet appel et de sa portée.

Des millions de personnes, en particulier des jeunes, se tournent vers les chatbots IA pour trouver de la compagnie. Character.AI, dont la valeur boursière est estimée à 1 milliard de dollars, compte 20 millions d'utilisateurs qui passent en moyenne plus d'une heure par jour à discuter avec ses robots. L'application permet aux utilisateurs âgés d'au moins 13 ans (ses robots les plus populaires attirant les adolescents) d'utiliser des paramètres tels que « High School Simulator » (simulateur de lycée) et « Your boy best friend who has a secret crush on you » (ton meilleur ami qui a le béguin pour toi en secret).

À l'approche de l'année 2026, Chat GPT compte 700 millions d'utilisateurs hebdomadaires, et un jeune passera en moyenne 25 ans de sa vie à faire défiler des écrans. Cette technologie, issue de la plus grande concentration de capitaux que l'humanité ait jamais connue, est entièrement axée sur le profit, et personne ne sait exactement quels effets elle aura sur notre cerveau à long terme.

Selon un rapport récent de la Banque mondiale, 90 % de la population mondiale vit aujourd’hui sur des terres dégradées, respire un air pollué ou subit un stress hydrique. Pourtant, la restauration des écosystèmes naturels reste possible. Elle pourrait même générer des rendements élevés.

« Le capitalisme porte en lui la guerre, comme la nuée porte l’orage ». Jean Jaurès.

Un constat cruel s’impose. La planète a connu en 2024 le nombre de conflits armés le plus élevé depuis 1946, détrônant 2023 qui était déjà une année record, selon une étude norvégienne publiée il y a quelques semaines.

Sous prétexte de lutter contre le trafic de drogue, Trump a lancé fin août une vague d'agressions impérialistes contre le Venezuela. Washington a mis à prix la tête du président Maduro pour 50 millions de dollars et l'a déclaré terroriste le 24 novembre, ainsi que l'ensemble de son gouvernement, ce qui représente une escalade massive et donne aux États-Unis une justification pour mener des attaques militaires sur le territoire vénézuélien.

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