Les trois jours de grève consécutifs marquent le pic provisoire d’un cycle de lutte des classes amorcé il y a un an. Depuis novembre 2024 les actions syndicales contre l’austérité brutale de l’Arizona n’ont pas cessé. En réalité, elles ont démarré avant même la formation définitive du gouvernement De Wever-Boucher, fin janvier. Il n’y pas eu moins de 11 actions nationales à l'initiative des syndicats, dont deux manifestations nationales, de vraies déferlantes avec respectivement 100,000 et 140,000 manifestants. Deux grèves interprofessionnelles ont marqué ce cycle et aussi deux jours de grèves des services publics. Les cheminots, vrai fer de lance du mouvement, ont près de 30 jours de grève dans les jambes et sont toujours prêts à en découdre avec l’Arizona: ils ont annoncé une nouvelle grève de quelques jours à une semaine pendant les débats législatifs au parlement. Kurt Vandaele, spécialiste incontesté des statistiques de grève, recense 185 jours de grève pour 1.000 travailleurs au premier semestre 2025. « Le gouvernement De Wever semble ainsi en passe debattre le record de grèves du gouvernement Dehaene I » 

Le mouvement syndical fait monter la pression de plusieurs crans. C’est sans aucun doute positif et il faut que ces grèves soient les plus massives possibles. Mais  elles sont en soi insuffisantes. Elles arrivent tard après l’élan du 14 octobre. Dans les luttes sociales il faut battre le fer quand il est chaud. On a l’impression que les directions syndicales ne veulent pas aller à l’affrontement avec l’Arizona. En attendant plus de 40 jours, les organisations syndicales risquent de donner du temps à l’Arizona pour reprendre son souffle. Le patronat aura le temps de se préparer à ces trois jours de grève dans les entreprises et organiser heures supplémentaires, nouvelles organisations des commandes et des livraisons etc. Le patronat pourra ainsi se préparer à absorber l’impact économique et financier des grèves. Le gouvernement et le patronat feront le gros dos pendant trois jours, feront passer l’orage et reprendront les attaques sans trop d’hésitations. 

Vers 19 heures, le 1er octobre, les forces armées israéliennes ont intercepté la flottille Global Sumud, composée de plus de 40 navires qui se dirigeaient vers Gaza pour briser le blocus naval et livrer de l'aide humanitaire. Ce matin, 2 octobre, la majorité des bateaux avaient été saisis par Israël et leurs occupants, des centaines de personnes, ont été illégalement détenus et transportés vers Israël. Parmi les personnes saisies figuraient Greta Thunberg, l'ancienne maire de Barcelone Ada Colau, un sénateur irlandais et de nombreuses autres personnalités politiques, syndicales et militantes du mouvement de solidarité et pro-palestinien.

350 militants se sont réunis pendant 6 jours, en Italie, pour le premier Congrès de l’Internationale Communiste Révolutionnaire (ICR). Les deux-tiers étaient des délégués élus dans les 24 sections nationales de l’ICR. Les travaux du Congrès ont aussi été suivis en ligne par des milliers de nos camarades à travers le monde.

En juin 2024 s’est tenue la Conférence mondiale qui a fondé l’Internationale Communiste Révolutionnaire (ICR), dont l’OCR est la section belge. Cette Conférence a adopté le Manifeste de l’ICR, qui depuis a été diffusé aux quatre coins du monde.

L’Internationale Communiste Révolutionnaire proteste contre les arrestations des dirigeants du Comité d’Action Awaami du Gilgit Baltistan (AAC-GB) et du Parti Communiste Inqalabi (PCR) par la police pakistanaise. Nous apportons toute notre solidarité aux camarades emprisonnés, qui sont la cible de la répression car ils s’opposent au pillage des terres et des ressources de la région par les capitalistes et les impérialistes. Nous appelons le mouvement ouvrier international et tous nos lecteurs à s’opposer à cette répression.

La Résistance et la Libération figurent parmi les épisodes les plus remarquables de la lutte des classes en France. La mobilisation massive de la classe ouvrière ouvrait la perspective d’un renversement révolutionnaire du capitalisme. Cependant, les dirigeants du mouvement ouvrier – à commencer par ceux du Parti Communiste Français – ont trahi cette mobilisation. Ils ont tout fait pour remettre sur pied le capitalisme français et maintenir les peuples des colonies sous le joug de l’impérialisme français.

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