Les manifestations en Iran, déclenchées par le meurtre d’une jeune femme kurde, Mahsa Amini, se sont maintenant étendues à au moins 140 villes dans toutes les provinces du pays. Elles se sont transformées en un soulèvement national, incomparable à tout autre mouvement précédent dans l’histoire de la République islamique. 

Il y a quelques années, une conversation avait lieu entre un commandant des Gardiens de la Révolution et un groupe de miliciens Basiji, au sujet du Mouvement vert qui a secoué l'Iran en 2009. Dans cette conversation, le commandant a dit quelque chose du genre : « Ces gars [en référence aux gens du Mouvement Vert] ne sont que des beaux garçons des quartiers chics, il n'y a rien à craindre, mais une fois que les va-nu-pieds des quartiers pauvres et déshérités sortiront, c'est là qu’il faudra avoir peur ». Eh bien, ce jour est arrivé.

Ces deux dernières semaines, des vagues de protestations héroïques se sont rapidement propagées dans les villes et villages iraniens. Il s’agissait d’une éruption spontanée de rage de la part des jeunes de la classe moyenne inférieure et ouvrière contre la pauvreté, la hausse des prix et la misère, ainsi que contre la richesse et la corruption de l’élite iranienne – en particulier de l’establishment clérical. On estime que 21 personnes ont été tuées dans les manifestations jusqu’ à maintenant et que plus de 1 700 ont été arrêtées. Immédiatement, les dirigeants occidentaux, de Washington à Londres, se sont levés en cœur pour défendre les droits de l’Homme du peuple iranien.

En réponse aux récentes interventions du Président Hugo Chavez sur la situation en Iran, nos camarades vénézuéliens ont publié cette déclaration. Ils y expliquent pourquoi nous soutenons le mouvement de masse en cours et quelle est la véritable nature du régime iranien.

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