Voici le texte de notre tract qui sera diffusée à la manifestation "STOP à la violence faite aux femmes" de ce dimanche 28 novembre 2021.

Chaque année, en Belgique, plusieurs dizaines de femmes meurent sous les coups de leur conjoint ou de leur ex ; des milliers sont victimes de viol ou de tentatives de viol ; des centaines de milliers sont victimes de violences conjugales, d’agressions sexuelles ou de harcèlement. De toute évidence, il ne s’agit pas d’une somme de problèmes individuels, mais d’un problème systémique.

Les gouvernements capitalistes successifs ont tous annoncé des « mesures » pour lutter contre ces violences. Aucune d’elle n’a eu d’effets significatifs. En outre, ces mesures sont contredites par les politiques d’austérité qui ont rendu beaucoup plus difficile, pour les femmes victimes de violences, de se faire entendre ou de trouver un abri : baisses de dotation aux associations d’aide aux victimes, destruction des services publics d’assistance sociale, fermetures d’hôpitaux, etc.

La crise économique a aggravé la situation. Déjà moins bien payées que les hommes, les femmes représentent la majorité des temps partiels subis. Or il est d’autant plus difficile d’échapper à un conjoint violent que l’on est dépendant de lui financièrement.

En ce qui concerne la police et la justice, toutes les mesures de « sensibilisation » se heurtent au même problème : le rôle de l’appareil d’Etat n’est pas de protéger les citoyens mais de défendre le système capitaliste, qui a besoin de l’oppression des femmes, comme de toutes les oppressions, pour diviser les travailleurs. Le capitalisme ne pourrait survivre une semaine s’il devait faire face à une classe ouvrière unie et consciente de son unité.

Pour lutter contre les violences sexistes, il faut de véritables mesures d’urgence, à commencer par des financements extraordinaires pour les associations spécialisées, ainsi qu’une remise sur pied générale des services publics de santé et d’aide sociale.

Mais même cela ne suffirait pas à éradiquer complètement ces violences. Pour y parvenir, il faudra s’attaquer au système économique et social qui soutient l’oppression des femmes, c’est-à-dire au capitalisme. Sur la base de la baisse du temps de travail, de l’élévation générale des niveaux de vie et de la socialisation des tâches domestiques, via des services publics de qualité, il sera possible d’ouvrir la voie à une société vraiment libre et égalitaire.

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