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HomeInternationalEuropeSur la candidature de Marine Le Pen

Tout en condamnant Marine Le Pen, la Cour d’appel de Paris lui a permis d’être candidate à l’élection présidentielle. Les juges l’écrivent eux-mêmes : ils ont tenu compte de « la liberté de choix de l’électeur, condition d’une expression du suffrage authentiquement démocratique ».

En réalité, les juges ont surtout cherché à défendre l’autorité et la crédibilité de la « Justice » bourgeoise. Et pour cause : dans tous les sondages, Marine Le Pen arrive loin, très loin devant l’ensemble des autres candidats déclarés. Sa première condamnation, le 31 mai 2025, n’y a strictement rien changé (comme nous l’avions anticipé). Dès lors, l’empêcher d’être candidate aurait de facto contribué à miner la popularité d’une « Justice » dont la récente faillite, dans l’affaire Lyhanna, a suscité une indignation massive.

De manière générale, les juges ont à cœur de ne pas se jeter eux-mêmes, la tête la première, dans le tourbillon d’une crise de régime qui affecte aussi leur institution.

Marine Le Pen est donc candidate et le restera très probablement jusqu’au terme de la campagne électorale. Son parti est un redoutable ennemi du mouvement ouvrier. Pour l’empêcher d’accéder au pouvoir, il ne suffira pas – mieux : il serait contre-productif – d’évoquer sans cesse la condamnation de sa dirigeante. Ceci n’aurait absolument aucun effet positif sur les millions d’exploités et d’opprimés qui considèrent, à juste titre, que l’ensemble du système politique français est pourri jusqu’à la moelle.

Comme nous l’avons longuement expliqué dans « L’ascension du RN et les tâches du mouvement ouvrier », le meilleur moyen de vaincre le RN est d’engager une lutte massive et radicale contre le système capitaliste, dont la profonde crise est le facteur central dans la popularité de Marine Le Pen et de ses sbires.

Le PCR soutient la candidature de Jean-Luc Mélenchon, mais nous ne renonçons pas à nos idées et notre programme révolutionnaires. Tout le long de la campagne électorale, nous insisterons sur la nécessité de remplacer le « gouvernement des riches » par un « gouvernement des travailleurs » déterminé à exproprier la grande bourgeoisie et engager la transformation socialiste de la société.

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