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Octobre rouge : les communistes révolutionnaires se lient aux masses dans la rue

Récemment, une quantité de rapports, de vidéos et de photos nous sont parvenus des quatre coins du globe. Tous illustrent l’intervention des camarades de l’Internationale Communiste Révolutionnaire lors de ces événements historiques, et témoignent de l’écho inédit de nos idées.

Comme l’a noté un camarade au campement de la Puerta del Sol, à Madrid : « Le communisme gagne toujours plus en popularité. Ce ne sont plus seulement les chiffres d’un sondage : les communistes sont là. »

Ces derniers mois ont marqué un véritable changement d’échelle dans l’ampleur, la portée et l’impact de notre activité. Le monde est en ébullition. Une nouvelle génération de militants cherchent des réponses à la crise et font irruption sur le devant de la scène – et nous en gagnons plus que jamais à notre cause !

Espagne

Il y a un an, une intense lutte des classes balayait l’Europe : du mouvement « Bloquons tout » en France, à la grève générale politique en soutien à la Palestine en Italie. Une nouvelle vague de luttes radicales menée par la jeunesse secoue actuellement le continent.

Si ces explosions de colère ont des sources différentes (le logement en Espagne, l’éducation en France, le militarisme en Allemagne), elles sont toutes alimentées par la crise du capitalisme – particulièrement profonde en Europe –, qui s’accélère sous les coups de la guerre en Iran.

Tous ces mouvements font preuve d’un haut niveau de conscience politique, et ceux en première ligne se montrent particulièrement réceptifs aux idées du communisme révolutionnaire.

Les camarades de l’Organización Comunista Revolucionaria (OCR) – la section espagnole de l’ICR – ont été très actifs durant l’occupation de la Puerta del Sol à Madrid. Ils y ont planté une tente ornée de drapeaux communistes, et grâce à l’écho croissant de leurs idées, ils ont recruté de nouveaux révolutionnaires. Le camarade espagnol cité précédemment décrit la situation sur place :

« L’atmosphère est […] empreinte de discussions politiques permanentes. Notre drapeau paré de la faucille et du marteau attire tous les regards. Une simple discussion en tête-à-tête rassemble rapidement toute une foule autour de notre table. Nous avons discuté avec des collégiens de seulement 13 ans qui voulaient lutter ! »

Nuit et jour, les camarades de l’OCR diffusent du matériel politique et expliquent que le seul moyen de garantir un logement pour l’ensemble de la population est d’exproprier les barons de l’immobilier, les banques et les entreprises du BTP, pour placer leurs biens sous le contrôle des travailleurs.

L’analyse et le programme des camarades espagnols ont été accueillis avec enthousiasme, comme en témoigne le succès de leur école régionale du 10 octobre, qui a fait salle comble ! En seulement un an, l’OCR a ainsi vu ses effectifs croître de 40 %.

France

En France, la « Gen Z » est engagée dans un combat sans merci contre le gouvernement des riches de Macron. Ce qui avait commencé comme un mouvement de protestation contre le délabrement des établissements scolaires est devenu le catalyseur de l’énorme colère qui couve chez les jeunes et les travailleurs français, lesquels voient leur avenir sacrifié sur l’autel du capital. Plusieurs journées d’action interprofessionnelles ont rassemblé des centaines de milliers de manifestants ayant courageusement défié les matraques des CRS de Macron.

Nos camarades français du Parti Communiste Révolutionnaire (PCR) sont intervenus énergiquement dans 12 villes, et ont attiré l’attention de centaines de jeunes militants impatients de renouer avec les traditions de Mai 68 et de la Commune de Paris !

Lors d’une émission diffusée sur la chaîne anglophone de France 24, l’une de nos jeunes camarades a dissipé l’écran de fumée de la propagande bourgeoise en exposant les véritables raisons de la révolte des jeunes français :

« Depuis plus de vingt ans, les jeunes ne subissent que des attaques de la classe dirigeante française et de l’Etat : attaques contre leurs conditions de vie, contre leurs droits à l’école, contre leurs conditions de travail. Il existe donc un sentiment anti-système très profond […]

Je suis membre du Parti Communiste Révolutionnaire, ici en France. Nous appartenons à une Internationale, un parti marxiste présent dans plus de 40 pays. Et partout dans le monde, nous voyons émerger une génération révolutionnaire. Non par goût de la violence, mais parce qu’il existe une profonde défiance à l’égard d’un système qui n’a cessé d’attaquer leurs conditions de vie. Alors, ils se tournent vers des solutions révolutionnaires ! »

La contestation se propage

L’embrasement de l’Europe s’accélère avec une force imparable, et notre présence se fait sentir partout !

En Belgique, nos camarades se sont mobilisés aux côtés de dizaines de milliers d’élèves qui, suivant l’exemple de leurs frères et sœurs en France, ont manifesté de manière radicale contre l’austérité et la hausse du coût de l’éducation.

Au Portugal – théâtre de deux grèves générales depuis décembre dernier –, les camarades du Coletivo Comunista Revolucionário (CCR) ont pris part à une manifestation nationale organisée à l’initiative du Bloco de Esquerda.

A Porto, les camarades ont dirigé un campement local – inspiré de celui de la Puerta del Sol – avant que la police ne le démantèle. Ils se sont démarqués des organisateurs réformistes officiels par des prises de parole audacieuses exigeant l’expropriation des exploiteurs, et en appelant à unir la lutte du Portugal avec celle en cours en Espagne.

La question du militarisme constitue un autre facteur déterminant dans la radicalisation de la jeunesse. Une grève internationale de la jeunesse contre la guerre est d’ailleurs prévue pour le 20 novembre.

En Allemagne, les étudiants se révoltent contre le projet du chancelier Merz de rétablir la conscription des jeunes. Des dizaines de milliers d’entre eux se sont mobilisés pour signifier aux capitalistes allemands : « Nous ne combattrons pas pour vos guerres ! » Plusieurs grèves scolaires ont déjà eu lieu, et une autre est prévue en décembre.

Toute l’année, les camarades du Revolutionäre Kommunistische Partei (RKP) – la section allemande de l’ICR – ont marqué les esprits, notamment lors de la manifestation du 1ᵉʳ Mai à Berlin où ils ont constitué un cortège massif et rallié à eux de nombreux manifestants grâce à leur enthousiasme révolutionnaire et leurs mots d’ordres communistes.

Renforcés par leurs nouvelles recrues, ils sont intervenus dans les grèves scolaires et préparent la prochaine grève de décembre. Ils attirent l’attention de centaines de jeunes radicalisés grâce à leur mot d’ordre clair : faire de ce mouvement étudiant le détonateur qui entraînera la classe ouvrière dans une lutte conjointe contre Merz, le militarisme, l’austérité et le capitalisme !

Interdiction du hijab en Autriche

A plusieurs reprises, nos camarades ont pris l’initiative de porter des revendications et des stratégies qui ont été adoptées ultérieurement lors des mobilisations.

En Autriche, une nouvelle vague d’indignation a éclaté suite à l’interdiction nationale de porter le hijab pour les élèves de moins de 14 ans dans les écoles. Les camarades du Revolutionäre Kommunistische Partei (RKP) – la section autrichienne de l’ICR – ont lancé le mot d’ordre de coordonner la mobilisation étudiante par l’organisation de comités de grève. Cette idée a été reprise avec ferveur, et des assemblées générales ont été mises sur pied à Vienne et Graz le week-end des 17 et 18 octobre.

La grève a débuté le 9 octobre avec une manifestation particulièrement combative dans la capitale. Les camarades du RKP sont intervenus dans plus de 80 établissements scolaires à travers le pays, dont 10 pour la seule ville de Vienne. Nous avons reçu ce témoignage d’un camarade :

« 3 000 personnes se sont rassemblées à Vienne vendredi – en grande majorité des élèves et des lycéens. La manifestation était particulièrement jeune, et je dois dire que la colère des personnes avec qui nous avons échangé était palpable, même si elle s’accompagnait d’un grand optimisme. Des enfants d’à peine 11 ans scandaient des slogans au mégaphone et prenaient la parole pour raconter leur propre vécu […]

Il régnait un profond esprit internationaliste – le principal slogan scandé par les jeunes étant « Hoch die internationale Solidarität ! » [Vive la solidarité internationale !]. Un lycéen que nous avons interviewé nous a explicitement dit que les problèmes poussant les étudiants français à manifester (manque de moyens pour les établissements, professeurs à bout de souffle) sont les mêmes que dans les écoles autrichiennes […]

En préparant cette grève, nos camarades ont constamment souligné la nécessité, pour les étudiants, de s’auto-organiser. C’était le seul moyen de faire de la grève un succès. Tous les élèves investis pour convaincre leurs camarades de classe et coordonner leurs comités de grève ont été galvanisés en voyant le monde présent à la manifestation. »

Les camarades autrichiens reçoivent désormais des dizaines de demandes d’adhésion d’élèves et d’étudiants impatients de rejoindre le RKP !

La question du racisme alimente également d’importantes mobilisations au Danemark. Le 5 septembre, un vaste rassemblement de droite orchestré par le groupe Facebook « Det Danske Folk » (Le Peuple danois) a mobilisé un noyau dur d’individus fascistes et d’extrême droite. Un nouveau défilé de cette nature a été organisé le 17 octobre.

Dans le sillage d’une grève lycéenne en soutien à la Palestine ayant réuni 1 000 étudiants à Copenhague à l’initiative du Front de la Jeunesse Socialiste (SUF), le Revolutionært Kommunistisk Parti (RKP) – la section danoise de l’ICR – a invité les étudiants à organiser une contre-manifestation le 17 octobre.

Les camarades ont obtenu le soutien de plusieurs syndicats – tel que le syndicat 3F Copenhague –, et la co-organisation de la contre-manifestation par le Conseil étudiant de l’Université de Copenhague (KU), ce qui a permis de mobiliser un millier d’étudiants le 17 octobre !

Dans le ventre de la bête

Les crimes de l’impérialisme sont un facteur déterminant de la lutte des classes, et nulle part cette réalité n’est plus vraie que dans le « ventre de la bête ».

Les camarades des Revolutionary Communists of America (RCA) – la section américaine de l’ICR – ont mené un travail remarquable en mobilisant la jeunesse radicale, les travailleurs et la gauche pour défendre la révolution cubaine face à la détermination de Donald Trump à l’étrangler.

Les RCA ont organisé une journée d’action nationale le 3 octobre et mis sur pied des rassemblements à New York, Boston, Philadelphie, Chicago, Saint-Louis, Dallas-Fort Worth, Phoenix, Seattle et Los Angeles. Toutes ces mobilisations ont été précédées d’une campagne politique visant à former les camarades aux enseignements de la révolution cubaine. Une émission spéciale du podcast des RCA a notamment été consacrée à l’histoire de l’impérialisme américain à Cuba et aux conquêtes de la révolution cubaine.

Les camarades ont réalisé une vidéo de solidarité avec la révolution cubaine cumulant 800 000 vues sur Instagram. Elle a également été saluée par des figures majeures du mouvement ouvrier, à l’image de Chris Smalls, fondateur de l’Amazon Labor Union, et de Kshama Sawant, ancienne élue socialiste au conseil municipal de Seattle.

Cette journée d’action a comblé le vide laissé par la gauche américaine, alors qu’aucune autre organisation n’a pris de mesures sérieuses pour défendre la révolution cubaine. Fait notable : les camarades américains ont été interviewés par le média cubain Punto Y Aparte, et montrent ainsi que leur rejet sans concession de l’impérialisme prédateur de Trump trouve un écho auprès de leurs frères et sœurs de classe sur l’île.

Dans le même temps, 65 camarades de la section new-yorkaise des RCA ont manifesté contre la venue du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou à l’Assemblée générale de l’ONU.

Les camarades ont rapidement constaté qu’ils formaient le cortège le plus nombreux et le mieux organisé de la manifestation. Attirant l’attention, 40 médias différents l’ont immortalisé en diffusant l’image de communistes à l’avant-garde de la lutte contre le génocide à Gaza – y compris sur la chaîne préférée de Trump, Fox News !

La jeunesse lutte contre la droite au Brésil

Au Brésil, la jeunesse se mobilise en masse, alors que la contre-performance de Lula au premier tour des élections présidentielles laisse entrevoir la possibilité de l’élection au second tour de Flavio Bolsonaro (fils de l’ex-président emprisonné Jair Bolsonaro et fervent partisan de Trump).

Si le résultat du premier tour a plongé les partisans du réformiste Parti des travailleurs (PT) dans le désespoir, elle a provoqué la colère de larges couches de travailleurs et de jeunes – qui n’attendent pas de consignes pour se mobiliser.

Nos camarades sont descendus dans la rue et se sont connectés à l’esprit combatif qui régnait lors de la gigantesque manifestation organisée par les étudiants à São Paulo. Après avoir mis en ligne un formulaire d’adhésion, celui-ci a été submergé par plus de 300 candidatures !

Les camarades ont également pris les coordonnées de 200 personnes durant la manifestation, avant d’organiser une réunion publique consacrée à la lutte contre Bolsonaro. 20 nouvelles personnes y ont participé, et trois d’entre elles ont immédiatement décidé d’adhérer.

La confiance et la détermination de nos camarades contrastent vivement avec le pessimisme et la désorientation de la gauche « officielle », et correspondent bien plus à la conscience des jeunes qui se mobilisent en masse pour défendre leur avenir.

Les communistes britanniques subissent de plein fouet la répression d’Etat

Plus l’ICR croît, plus nous attirons l’attention. Ces dernières semaines, notre section britannique, le Revolutionary Communist Party (RCP), est devenue la cible de « militants » d’extrême droite comme Tommy Robinson, avant de subir la charge brutale de la Metropolitan Police contre notre cortège lors de la manifestation en soutien à la Palestine à Londres, le 10 octobre.

Depuis le début des événements en France, la porte-parole nationale du RCP, Fiona Lali, s’est vue reprocher par Tommy Robinson d’« inciter à l’émeute » après avoir salué la perspective que le mouvement de la Gen Z traverse la Manche.

Il s’avère que Fiona était bien plus en phase avec l’état d’esprit de la jeunesse britannique que M. Robinson, comme l’a prouvé la popularité du slogan « Tout le monde déteste la police » entonné lors de la manifestation en soutien à la Palestine du 10 octobre. Nous voyons clairement comment la jeunesse du monde entier puise à l’international l’inspiration pour lutter contre sa propre classe dirigeante.

En constituant un cortège de 700 camarades dans ce défilé de 100 000 personnes – le plus grand cortège communiste à avoir déferlé dans les rues de Londres depuis des décennies –, le RCP a marqué les esprits.

C’est le témoignage, non seulement de l’organisation méthodique de cette intervention, mais aussi de plusieurs années de travail patient pour construire nos forces et élever le niveau politique de nos camarades, combinées à l’engouement croissant de la jeune génération pour le communisme !

La démonstration de force de ce cortège n’a pas échappé à la Metropolitan Police. Elle a trouvé un prétexte pour arrêter l’un de nos jeunes camarades, avant de le plaquer violemment contre le mémorial de la bataille d’Angleterre. Loin de se laisser intimider, les camarades se sont immédiatement interposés pour tenter d’empêcher son arrestation.

La police a répliqué par une charge sauvage, arrêtant 11 de nos camarades et piétinant au passage les couronnes de fleurs déposées au pied du monument. Du haut du mémorial, Fiona a dénoncé au mégaphone la lâcheté des forces de l’ordre :

« La répression d’Etat est un signe de faiblesse, et non de force ! »

Tous nos camarades ont finalement été libérés sous caution, sans qu’aucune charge ne soit retenue contre eux. La presse de caniveau a aussitôt déchaîné son venin en travestissant la réalité, accusant les « casseurs d’ultra-gauche » d’avoir « profané les coquelicots » du monument.

Les politiciens bourgeois ont relayé ces mensonges scandaleux. L’ancien dirigeant conservateur Iain Duncan Smith s’est écrié que « ceux qui foulent aux pieds la mémoire des héros du passé ne méritent pas d’être en Grande-Bretagne. » Au même moment, le porte-parole des Tories pour la justice, Nick Timothy, décrétait qu’« il n’y a pas d’autre mot que “racaille” pour qualifier ces gens ».

De la part de tels individus, ces insultes ne peuvent être considérées que comme des compliments ! Nous n’avons que faire de leurs « opinions ». Bien plus important est le fait que depuis la manifestation en soutien à la Palestine, les camarades britanniques ont recruté près de 50 nouvelles personnes : soit une moyenne d’une recrue toutes les deux heures et demie ! Ces nouveaux militants ont été gagnés à notre cause grâce au courage, à la détermination et à la clarté de nos idées. Comme le résumait l’un de nos camarades :

« Ni les menottes, ni les mesures de contrôle judiciaire ne sauraient arrêter une idée dont l’heure est venue. C’est armé de cette conviction que je dis être convaincu de notre victoire. Je ne laisserai pas mon arrestation m’empêcher de construire le parti de l’avenir, le RCP. »

Les communistes déferlent lors des rentrées universitaires !

La rentrée universitaire est toujours un temps fort de notre Internationale. Mais portée par l’élan de notre Ecole mondiale et par l’intensification de la lutte des classes aux quatre coins du globe, notre campagne dans les universités a cette année dépassé tout ce que nous avions connu jusqu’alors : non seulement dans le nombre d’étudiants recrutés, mais aussi dans la qualité de ces nouvelles recrues.

Au Royaume-Uni, le RCP a réalisé la meilleure campagne de rentrée universitaire de son histoire en allant à la rencontre de plus de 2 000 étudiants, dans 52 universités. A Birmingham, après avoir acheté un journal du RCP, une étudiante de première année s’est vue demander si elle était communiste. « Evidemment ! », a-t-elle répondu sans hésiter. Lorsqu’on lui a demandé de préciser sa pensée, elle a ajouté :

« Ecoutez, j’ai des yeux et des oreilles, non ? Il suffit de regarder autour de nous ! J’ai acheté ce journal hier, je l’ai lu cette nuit et je me suis dit “incroyable” : voilà enfin des gens qui mettent des mots sur ce que je ressens depuis mes 13 ans. »

Aux Etats-Unis, la « campagne d’automne » bat toujours son plein. Des rapports inspirants affluent des campus de Washington D.C., Seattle, Los Angeles, Minneapolis, Boston, et de nombreuses autres villes. Malgré les obstacles imposés par les bureaucraties universitaires, les camarades ont déjà enregistré des centaines d’inscriptions, et pas moins de 122 étudiants ont laissé leurs coordonnées pour la seule ville de Los Angeles.

Les camarades témoignent du sérieux politique de cette nouvelle génération d’étudiants avides de réponses sur des sujets aussi variés que la guerre civile au Soudan, la révolution cubaine, ou notre position vis-à-vis du maire de New York, Zohran Mamdani.

Au nord de la frontière, les camarades du Revolutionary Communist Party / Parti Communiste Révolutionnaire (RCP/PCR) sont allés à la rencontre de milliers d’étudiants dans 35 campus canadiens et québécois, et ont recouvert les murs de 25 000 affiches et stickers.

A l’instar des rapports en provenance de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis, les camarades témoignent d’une véritable soif d’idées, aux antipodes des slogans creux :

« Après être passé devant [notre table], un groupe de cinq jeunes femmes est revenu vers nous pour échanger. De qui était Marx, nous sommes remontés à l’histoire de la révolution d’octobre et… pourquoi les idées marxistes sont absolument nécessaires aujourd’hui… A la fin de la discussion, l’une d’elles a déclaré : “J’ai le sentiment d’avoir davantage appris au cours de cette conversation que durant ces cinq dernières années”, avant d’acheter un journal plein d’entrain ».

Les efforts des camarades ont porté leurs fruits, avec 100 demandes d’adhésion enregistrées en l’espace de cinq semaines !

Au Mexique, la « campagne d’automne » de nos camarades est survenue au même moment que les manifestations commémorant l’enlèvement des étudiants d’Ayotzinapa le 26 septembre, l’anniversaire du massacre étudiant de 1968 le 2 octobre, et la manifestation en soutien à la Palestine le 10 octobre. Le Partido Comunista Revolucionario (PCR) – la section mexicaine de l’ICR – a constitué des cortèges massifs et combatifs à chacun de ces événements, et insufflé cette même énergie sur les campus universitaires.

Il y aurait encore tellement à dire. Nous sommes confrontés à un problème des plus enviables : nous avons trop de succès à relater dans un seul article ! Partout dans le monde, nous avons le sentiment que l’histoire marche à la rencontre de notre Internationale – qui n’a jamais combiné une telle croissance à une telle exigence théorique.

Mais en réalité, il reste encore tant à accomplir. Il suffit de regarder l’état du monde pour mesurer l’urgence de notre tâche.

Si nous voulons libérer l’humanité du cauchemar capitaliste, nous devons construire un parti communiste mondial de masse capable de mener la classe ouvrière à la victoire. Nous ne pouvons nous satisfaire de nos succès actuels, ni nous reposer sur nos lauriers. En tant que communistes, il est de notre devoir de poursuivre nos efforts et de construire toujours plus nos forces.

A tous ceux qui ne nous ont pas encore rejoints dans cette grande tâche, nous ne pouvons que citer les paroles immortelles du Manifeste du Parti communiste : vous n’avez rien à perdre que vos chaînes – et vous avez un monde à gagner.

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