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Visites domiciliaires : ils ont soif de division, montrons leur ce qu’est la solidarité de classe !

En mai 2026, le gouvernement belge ainsi que ses relais régionaux ont adopté un projet de loi visant à autoriser la police à entrer de force dans les domiciles privés pour arrêter des personnes en situation de séjour « illégal » directement chez les gens qui souhaitent les héberger.

Un texte similaire avait déjà été proposé en 2018, à l’époque largement critiqué par Maxime Prévot lui-même, qui affirmait alors vouloir le combattre. Huit ans plus tard, ce dernier était pourtant bien présent au conseil communal namurois pour voter et défendre cette même loi ignoble…

Voici encore un énième exemple de l’hypocrisie bourgeoise, qui n’hésite pas à redoubler de répression quand la crise de son système s’approfondit. En effet, la devise « diviser pour mieux régner » n’a jamais été autant d’actualité. Tellement d’ailleurs qu’ils n’ont même pas besoin de bafouer leur Constitution pour ça : l’inviolabilité du domicile qu’elle proclame (art. 15) n’a jamais été qu’une inviolabilité « sauf dans les cas prévus par la loi ». Il leur suffit donc de voter la loi qui ouvre la porte. Le droit bourgeois n’a pas à se renier pour réprimer, il a prévu la clause dès le départ. Les travailleurs et travailleuses étrangers continuent d’être la cible de la bourgeoisie et de ses médias, qui les accusent de tous les maux, pour détourner les travailleurs belges des vrais coupables, des vrais responsables des problèmes de la société capitaliste. Cette loi criminalise aussi encore un peu plus la solidarité, composante pourtant essentielle et historique de la classe ouvrière face aux agressions des gouvernements austéritaires.

La recherche de boucs émissaires est une méthode permanente du capitalisme. Elle resurgit à chaque crise pour détourner la colère. Et aujourd’hui, à mesure que la crise du système s’approfondit, elle ne cesse de croître. Elle vise les franges les plus paupérisées, à qui l’on veut faire porter le chapeau des conséquences d’un système qui, pourtant, les exploite de la manière la plus violente. Ce sont elles qu’on force à accepter les emplois les plus précaires. Et tout cela au profit du patronat. Car il sait pertinemment que les travailleurs sans papiers peuvent difficilement revendiquer leurs droits, car ils craignent de perdre leur seule source de revenu et d’être encore davantage exclus socialement.

À ces lois s’ajoutent une nouvelle salve de directives européennes racistes et insensées quant au renvoi des migrants et à l’investissement massif dans les « hubs », un bien joli prénom pour ce qui s’apparente plus à un camp d’internement forcé inhumain qu’à une salle d’attente. Évidemment, c’est sans mentionner le soutien inconditionnel de la Belgique à des États génocidaires, à des entreprises qui détruisent les pays du monde néocolonial et qui poussent ainsi les opprimés vers la migration forcée.

Nous n’avons aucun intérêt à laisser nos camarades sans-papiers vivre cet enfer sur terre. Aller dans le sens de la discrimination des étrangers, c’est tout simplement être complice des exploiteurs capitalistes. L’unité de classe est désormais plus que nécessaire face à la montée de l’extrême droite et face à ces gouvernements de casseurs qui n’ont de cesse de s’attaquer aux étrangers pauvres. Il n’y a en réalité qu’une lutte unitaire des opprimés et des opprimées du monde qui permettra d’en finir avec ce modèle de société en déclin.

En tant que communistes révolutionnaires, nous nous devons d’essayer de faire comprendre aux travailleurs et aux travailleuses qui se laisseraient gagner par la rage raciste qui sont réellement leurs ennemis et quels sont leurs vrais intérêts de classe. Pour cela, il nous faut répondre correctement aux sirènes des sophismes de l’extrême droite et expliquer sans relâche à quel point la solidarité dans la lutte de notre classe sera primordiale pour renverser les parasites capitalistes et leurs laquais politiciens, qui ne cherchent qu’à nous diviser et qui n’ont plus rien d’autre à offrir que de l’austérité, déguisée en technocratisme, pour masquer leur racisme d’État.

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