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Le soutien pour les cinq secrétaires SETCa est superbe et soutien ne vient pas uniquement des délégués et des militants. Ce soutien va de soi. Dans certaines entreprises tout les membres du personnel signent la pétition pour la réintégration. Cela nous donne une idée du mécontentement des employés du secteur industrie de BHV.

Bernadette Mussche, une des cinq secrétaires licenciés, parle d’un "tsunami de mails de soutien".

« Ce n’est presque plus gérable » ajoute-t-elle. Plusieurs de ces lettres émouvantes et indignées ont été lues pendant l’action de vendredi après-midi sur le seuil du quartier général de la SETCa. Deux cents militants, la plupart de la SETCa, mais aussi du « métal » de Bruxelles et d’autres secteurs ont demandé la « réintégration » des « Cinq ».
 
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Le SETCa fédéral n'est pas à l'écoute de la base.

La direction du SETCa continue obstinément à défendre sa décision de licenciement contre la volonté de sa propre base. La délégation d'une dizaine de personnes n’a même pas été reçu par le SETCa fédéral. Le congrès du SETCa régional visant à préparer le congrès fédéral début octobre a été annulé. Ceci est simplement contraire aux statuts. Ceci équivaut à la suspension pure et simple de la démocratie syndicale. C'est aussi une preuve d'un manque totale de points d'appui à Bruxelles-Hal-Vilvorde pour les actions du SETCa Fédéral. Les dégâts que cela cause à l'image syndicale sont immenses. Sur le lieu du travail les délégués et les militants forment encore toujours un rempart contre le « sentiment anti-syndical ». Mais une solution positive et rapide est nécessaire. Martin Willems, un des « Cinq », voit juste, quand il dit que « le syndicat nous appartient » en non pas « à la direction syndicale ». Les secrétaires ont été élus par les délégués. Ils sont les seuls à pouvoir retirer leur mandat. C'est la base même de toute démocratie, surtout dans le syndicat. Le top du SETCa réagit tout à fait différemment. On a l'impression qu'il considère que le SETCa est leur propriété personnelle. Cette impression devient plus claire quand on sait que le SETCa fédérale a demandé aux directions d'entreprises de retirer le congé syndical (vendredi après-midi) le jour même de l'action de solidarité. « Et quand on a demandé un jour de congé la direction répond avec un grand sourire que cela n'est plus possible », témoigne un délégué. Ce sabotage s'est révélé un coup dans l'eau.

Dégâts au syndicat


Cela vaut la peine de s'y attarder. Quelle est la signification de cette initiative ? En fait le top du SETCa se repose aujourd'hui sur les patrons de l'industrie BHV afin de saboter la plupart des actions des délégués. Des actions dirigées pour la défense de la démocratie interne ! Voilà jusqu'où va le top du SETCa. Dans certaines entreprises comme Audi Bruxelles, le nouveau secrétaire désigné du SETCa a même signé une CCT sans l'accord de ces délégués d'entreprise ! Ces secrétaires sont déjà responsables des secteurs Finances et Commerce. Ils ne sont certainement pas en manque de travail ou ils devaient mal faire le travail. Que ces secrétaires commencent à gérer d'un jour à l'autre les dossiers de 400 entreprises est impossible. Hendrik Vermeersch, un des secrétaires licencié, a calculé qu'avec le nombre de dossiers qui s'amplifient huit secrétaires sont nécessaires pour le SETCa Industrie BHV. Les « nouveaux secrétaires » sont envoyés par le SETCa Fédéral pour « occuper le terrain » afin de réaliser au plus vite un état de « faites accomplis ». Auprès des directions, mais surtout auprès des délégués SETCa. Chez Sitel, le plus grand callcenter de la Belgique, il y a le risque qu’un acquis syndical vieux de 15 ans soit annulé. Pas par la direction mais par le top du SETCa. Grâce à des années de lutte syndicale,  les négociations des autres sites de Sitel en Belgique se font centralement. De ce fait le syndicat peut utiliser au maximum son rapport de force dans d'autres grands sièges, c.à.d. celui de Diegem (dans la région Bruxelloise). Aujourd'hui le site de Geel est menacé de fermeture. Jusqu'à aujourd'hui on partait du principe que les négociations au sujet des licenciements collectifs allaient se faire centralement. La semaine passée le secrétaire du SETCa du Limbourg informait que, sur insistance du top de la SETCa Fédérale, lui et un délégué suppléant non actif allaient représenter le syndicat socialiste durant les négociations. De ce fait la délégation SETCa est mise sur une voie de garage. Les délégués SETCa de Sitel sont évidemment fous furieux.

L'enjeu c'est la démocratie syndicale


Où sont les limites du zèle de la direction du SETCa ? Ces dernières semaines les militants syndicaux tombent d'un étonnement dans une autre déception. Beaucoup savaient ou sentaient que quelque chose n'allait pas avec le top du syndicat. La constatation est claire maintenant : une vraie bureaucratie s'est installée dans le syndicat. Une bureaucratie tolère aucune protestation et ne supporte au mieux qu'une façade démocratique. Afin de protéger sa position, elle est prête à faire des dégâts envers le syndicat. Pour cela, la lutte de réintégration des « Cinq » est aussi et surtout un combat de la démocratie syndicale. La réintégration des « Cinq » doit être le point de rassemblement pour la démocratisation du SETCa, du top jusqu'en bas, à commencer par le top naturellement. La campagne autour de cette revendication mérite un appui large dans les autres secteurs du SETCa et d'autres régions. De cette façon on commencera à changer les rapports de forces. Nos premiers buts sont :

• La réintégration des cinq permanents licenciés ! Signer massivement la pétition !
• La suspension immédiate de la tutelle fédérale non statutaire sur le SETCA de Bruxelles Hal Vilvorde.
• La convocation du congrès régional du SETCa BHV sur base de représentants élus démocratiquement et des discussions préalables préparées par le comité régional.

Erik Demeester